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  • Pour 2026, transmettre le réel

    Nous sommes dans ce moment un peu particulier de l’année où le temps ralentit légèrement. Entre deux repas, deux bilans, deux projections vers « l’année prochaine ».

    Peut-être l’un des rares moments où l’on peut encore se poser une question simple : qu’est-ce qu’on a vraiment envie de transmettre pour 2026 ?


    Il y a une responsabilité silencieuse que nous portons tous, sans vraiment l’avouer : celle de montrer à nos enfants comment vivre.

    Pas comment réussir. Pas comment performer. Pas comment aller plus vite. Juste comment vivre.


    Quand j’étais enfant, je me suis ennuyé. Et avec le recul, cet ennui a peut-être été la plus grande chance de mon enfance.

    Il m’a obligé à imaginer. À inventer des jeux. À bâtir des cabanes avec rien. À sortir dehors. À courir, sauter, grimper, rentrer tard, fatigué… heureux.

    Personne ne parlait de « sport-santé ». On vivait. Le mouvement était un langage naturel.


    Et au milieu de tout ça, il y avait mon grand-père. Qui partait chercher son pain à vélo. Sous le vent, sous le soleil, parfois sous la pluie.

    Pas pour « faire du cardio ». Pas pour atteindre « 150 minutes par semaine ». Juste parce que c’était sa manière d’être au monde.


    Ce monde-là n’a pas disparu. Mais il s’est fait grignoter par quelque chose de plus insidieux : ce que Patrick Le Lay appelait le temps de cerveau disponible.

    Nous sommes occupés. Mais rarement nourris. Connectés. Mais souvent éloignés de nous-mêmes, de nos proches, de ce qui compte.

    Et nos enfants regardent. Ils apprennent bien plus de ce que nous faisons que de ce que nous disons.


    Alors, pendant les fêtes, quand le temps ralentit — ou devrait ralentir — je crois qu’il faut oser poser une dernière question :

    Qu’est-ce qu’on veut transmettre ?

    Des objets ? Des écrans ? Des obligations ?

    Ou des instants. Des gestes simples. Une présence.


    Nous n’avons pas besoin d’être parfaits. Ni exemplaires.

    Juste de montrer que la vie est plus vivable quand elle est un peu plus lente, un peu plus en mouvement, un peu plus dehors, et beaucoup moins bruyante dans la tête.


    Sortir marcher. Aller chercher quelque chose à vélo. Construire une cabane. Cuisiner ensemble. Ralentir. Respirer. Être là.

    Revenir aux bases, ce n’est pas reculer. C’est simplement choisir d’incarner la vie plutôt que de la regarder défiler.

    C’est peut-être ça, finalement, ce que nous avons le plus à transmettre.

    Arnaud Fournier Pour MonRFS — qui n’est curieux ?

  • 2025 : 17 textes qui bouleversent la formation en santé

    Vous êtes formateur en santé ? Organisme de formation ? Professionnel de santé ?

    Alors attachez vos ceintures.

    2025 n’est pas une année comme les autres.

    Pas moins de 17 textes législatifs et réglementaires ont déjà transformé — ou vont transformer d’ici la fin de l’année — le paysage de la formation en santé. DPC, prolongé. IPA en roue libre. Qualiopi durci. FIF-PL revalorisé. Crédit d’impôt supprimé.

    Et ce n’est pas tout.

    Chez MonRFS, on a décortiqué TOUS ces textes. Un par un. Avec leurs références officielles exactes, leurs dates d’entrée en vigueur et — surtout — ce que ça change concrètement pour vous.

    Parce qu’entre nous, un décret sans mode d’emploi, ça ne sert à rien.

    Sommaire : vos 5 piliers de changement

    1. DPC & Formation Continue : prolongation 2026, nouveau barème, e-learning pénalisé
    2. IPA & Infirmiers : accès direct, prescriptions élargies, nouvelles compétences
    3. Qualité & Certification : Qualiopi V9, certifications pro, HAS 6e cycle
    4. Législation Santé : LFSS 2025, territorialisation, expérimentations
    5. Obligations & Échéances : Passeport Prévention, ARM, nouveaux diplômes

    DPC & Formation Continue : entre prolongation et révolution tarifaire

    Le DPC prolongé d’un an (mais pourquoi ?)

    L’arrêté du 23 juin 2025 (publié le 28 juin au JO) prolonge les orientations prioritaires du DPC jusqu’au 31 décembre 2026. Les 267 orientations définies en 2022 ? Toujours valables.

    Pourquoi cette prolongation ?

    Un rapport de l’IGAS propose carrément l’abolition de l’ANDPC. Résultat : incertitudes, tensions en coulisses, et un mandat de seulement 6 mois accordé à la directrice Michèle Lenoir-Salfati, en poste depuis 2016. Inhabituel. Révélateur.

    Ce que ça change pour vous : stabilité jusqu’à fin 2026, mais préparez-vous. Le prochain triennal 2027-2029 risque d’être très différent.

    Les nouveaux forfaits DPC 2025 : gagnants et perdants

    Les forfaits ont bougé, voici le tableau réel :

    Frais pédagogiques :

    • Présentiel : 43 euros/heure (+5 euros vs 2024)
    • Classe virtuelle : 34,40 euros/heure
    • E-learning : 21,50 euros/heure

    Indemnisation professionnels :

    • Présentiel : 52 euros/heure (-5 euros vs 2024)
    • Classe virtuelle : 41,60 euros/heure
    • E-learning : 26 euros/heure

    Et en 2026 ? Coup de massue sur l’e-learning.

    Dès le 1er janvier 2026, l’ANDPC supprime l’indemnisation des professionnels pour les actions e-learning. Vous avez bien lu : 0 euro d’indemnisation en distanciel pur.

    Ce que ça change pour vous : si vos formations sont 100% e-learning, préparez-vous à une baisse drastique des inscriptions DPC. Le présentiel et les classes virtuelles redeviennent rois.

    Fin du crédit d’impôt formation : adieu les 475 euros

    La loi de Finances n°2025-127 du 14 février 2025 ne prolonge pas le crédit d’impôt formation (article 244 quater M du CGI).

    Pour toute formation suivie à compter du 1er janvier 2025, les professionnels libéraux ne peuvent plus déduire jusqu’à 475,20 euros par an (950 euros pour les micro-entreprises).

    Ce que ça change pour vous : cet argument de vente disparaît. Vos clients libéraux vont ressentir le coup. Misez sur le FIF-PL et le DPC pour compenser.

    IPA & Infirmiers : la révolution est en marche

    IPA : accès direct sans protocole médecin

    Le décret n° 2025-55 du 20 janvier 2025 (JO du 21 janvier) change tout.

    Ce qui disparaît :

    • Le protocole d’organisation entre médecin et IPA (article R4301-)
    • L’obligation d’information préalable au patient par le médecin (article R4301-4)

    Ce qui arrive :

    • Les IPA peuvent désormais recevoir directement des patients dans les établissements de santé, les ESSMS et les structures d’exercice coordonné.
    • Ils peuvent participer aux activités de leur formation, en présence d’un IPA diplômé ou d’un médecin.

    Ce que ça change pour vous : la demande en formation IPA va exploser. Votre programme doit intégrer cette nouvelle autonomie.

    IPA : nouvelles prescriptions qui changent la donne

    L’arrêté du 25 avril 2025 (JO du 30 avril, en vigueur le 1er mai) élargit massivement les capacités de prescription des IPA.

    Annexe VI — Pour TOUS les IPA (quelle que soit la mention) :

    • Programmes d’activité physique adaptée
    • Arrêts de travail jusqu’à 3 jours
    • Transports sanitaires
    • Bandes de contention classes 1 et 2
    • Compléments nutritionnels oraux
    • Antalgiques palier 1
    • Antihistaminiques H1
    • Inhibiteurs de la pompe à protons
    • Laxatifs

    Annexe VII — Après formation spécifique + TROD positif :

    • Fosfomycine (cystite simple)
    • Amoxicilline (angine bactérienne)

    Ce que ça change pour vous : créez des modules de formation sur ces nouvelles prescriptions. C’est un marché juteux.

    IBODE : les IDE de bloc accèdent aux 10 actes exclusifs

    Le décret n° 2024-954 du 23 octobre 2024 (JO du 25 octobre) ouvre un dispositif transitoire jusqu’au 31 décembre 2031.

    Les conditions :

    • Être affecté en bloc opératoire
    • Avoir au moins 1 an d’exercice ETP dans les 3 dernières années
    • Demander une autorisation temporaire au préfet de région avant le 31/12/2031

    La formation obligatoire (arrêté du 20 janvier 2025) :

    • 21 heures (présentiel ou classe virtuelle) pour les IDE sans autorisation
    • 4 heures en classe virtuelle pour les IDE ayant une autorisation définitive sous l’ancien régime

    Ce que ça change pour vous : si vous formez des IDE de bloc, cette formation complémentaire est un nouveau marché à prendre IMPÉRATIVEMENT.

    Loi sur la profession infirmier : reconnaissance historique

    La loi n° 2025-581 du 27 juin 2025 (JO du 28 juin) reconnaît légalement :

    • La consultation infirmière
    • Le diagnostic infirmier
    • Le droit de prescription encadré

    Elle crée aussi le statut d’infirmier coordinateur en ESSMS et étend les lieux d’exercice des IPA aux établissements scolaires, services ASE, PMI et FAJE.

    Qualité & Certification : Qualiopi V9 et HAS 6e cycle durcissent le ton

    Qualiopi V9 : la sous-traitance sous haute surveillance

    Le guide de lecture du Référentiel National Qualité version 9, publié le 8 janvier 2024, entre en vigueur le 8 mars 2024.

    Les nouvelles règles de sous-traitance pour les actions CPF :

    • Contrat écrit obligatoire avec 7 mentions obligatoires :
      • Missions exercées
      • Contenu et sanction de la formation
      • Moyens mobilisés
      • Conditions de réalisation et de suivi
      • Durée et période
      • Montant de la prestation
      • Identification des parties
    • Plafond de 20% du CA encaissé via CPF en sous-traitance
    • Certification Qualiopi obligatoire pour les sous-traitants CPF (sauf micro-entrepreneurs < 77 700 euros HT/an)
    • Interdiction formelle de la sous-traitance en cascade

    Ce que ça change pour vous : auditez VOS sous-traitants. Mettez vos contrats à jour. Un audit de surveillance peut vous suspendre.

    Décret certifications professionnelles : la transition écologique s’invite

    Le décret n° 2025-500 du 6 juin 2025 (JO du 8 juin, applicable au 1er octobre 2025) impose de nouvelles exigences.

    Les demandes d’enregistrement au RNCP et au Répertoire Spécifique doivent désormais intégrer :

    • Les effets des transitions écologiques et numériques
    • Les principes de prévention en santé et sécurité au travail
    • La prise en compte des situations de handicap et conception universelle

    Nouveaux motifs de refus automatique :

    • Fausse déclaration sur les données de promotions
    • Reproduction littérale de référentiels existants
    • Communication trompeuse au public

    Ce que ça change pour vous : revoyez vos référentiels. Ajoutez des modules sobriété numérique, gestion des déchets, accessibilité. Ce n’est plus optionnel.

    HAS 6e cycle : 118 critères dont 21 impératifs

    Le Collège de la HAS a adopté deux décisions majeures le 20 novembre 2024 :

    • Décision n° 2024.0170/DC/SCES : le référentiel 2025
    • Décision n° 2024.0171/DC/SCES : la procédure de certification

    Entrée en vigueur : 1er septembre 2025. Période couverte : 2025-2030.

    Le référentiel passe de 132 à 118 critères (-11%) mais le nombre de critères impératifs augmente de 17 à 21.

    Les nouveaux critères impératifs :

    • Critère 2.3-10 : mesures de prévention des risques obstétricaux majeurs
    • Critère 3.3-26 : prévention des transferts évitables des personnes âgées
    • La pertinence des prescriptions d’antibiotiques

    Les 3 ambitions du 6e cycle :

    1. Renforcer les exigences sur la gestion des risques obstétricaux, la sécurité médicamenteuse et la maîtrise des risques numériques/IA
    2. S’adapter aux priorités de santé publique (antibiorésistance, urgences, psychiatrie)
    3. Faire du patient un partenaire

    Ce que ça change pour vous : les établissements vont avoir BESOIN de formations pour préparer leurs équipes. Créez des modules qualité/sécurité/écoresponsabilité. Vite.

    Certification périodique : le dispositif est opérationnel

    Le décret n° 2024-258 du 22 mars 2024 (JO du 24 mars) précise enfin les modalités de la certification périodique créée par l’ordonnance du 19 juillet 2021.

    Qui est concerné ? Les 7 professions à ordre :

    • Médecins
    • Chirurgiens-dentistes
    • Sages-femmes
    • Pharmaciens
    • Infirmiers
    • Masseurs-kinésithérapeutes
    • Pédicures-podologues

    L’obligation : réaliser au moins 8 actions sur 6 ans (9 ans pour ceux en exercice au 1er janvier 2023), réparties sur 4 objectifs :

    1. Actualiser connaissances et compétences
    2. Renforcer la qualité des pratiques professionnelles
    3. Améliorer la relation avec les patients
    4. Mieux prendre en compte sa santé personnelle

    Les actions éligibles :

    • DPC
    • Formation continue hors DPC
    • Accréditation HAS
    • Bilans de compétences
    • Diplômes universitaires
    • Démarches qualité pluridisciplinaires

    Une plateforme dédiée est accessible sur le site de l’ANS via la plateforme e-santé.

    Ce que ça change pour vous : vos formations doivent être référencées dans les référentiels de certification périodique. 1,9 million de professionnels concernés. C’est un ÉNORME marché.

    Législation Santé : LFSS 2025 et lois du 27 juin

    LFSS 2025 : 102 articles qui impactent les pros de santé

    La loi n° 2025-199 du 28 février 2025 de financement de la sécurité sociale contient 102 articles. Voici ceux qui vous concernent :

    Article 6 : exonération de cotisations d’assurance vieillesse pour les médecins en cumul emploi-retraite exerçant en zones sous-denses (plafond 70 000 euros fixé par décret du 13 août 2025).

    Article 47 : expérimentation de 5 ans dans 20 départements pour l’accès direct aux masseurs-kinésithérapeutes en CPTS (max 8 séances sans diagnostic préalable).

    Les départements concernés (arrêté du 6 juin 2025) : Aude, Côtes d’Armor, Isère, Martinique, Mayotte, Nord, Rhône, Yvelines…

    Article 65 : suppression de la condition d’adressage pour Mon Soutien Psy + augmentation des séances prises en charge de 8 à 12 séances.

    Article 70 : plafonnement des rémunérations des intérimaires dans les ESSMS publics à compter du 1er juillet 2025.

    Ce que ça change pour vous : nouveaux besoins de formation sur les nouvelles compétences kiné, les protocoles Mon Soutien Psy.

    Loi territorialisation : le numerus apertus supprimé

    La loi n° 2025-580 du 27 juin 2025 (JO du 28 juin) dite « loi Feudler » vise à améliorer l’accès aux soins par la territorialisation.

    La grande nouveauté : les capacités d’accueil universitaires sont désormais déterminées PRIORITAIREMENT selon les besoins de santé du territoire, avec avis conforme requis des Conseils territoriaux de santé et des ARS.

    Autres mesures :

    • Réintégration facilitée des étudiants partis étudier la médecine en Europe (Roumanie, Belgique, Portugal)
    • Nouvelles passerelles pour les paramédicaux (infirmiers, puériculteurs, kinés) vers des études accélérées de médecine

    Ce que ça change pour vous : de nouveaux besoins en formation pour accompagner ces reconversions. Anticipez dans votre offre 2026.

    Obligations & Échéances : Passeport Prévention, ARM et diplômes

    Passeport Prévention : déclaration obligatoire depuis septembre

    Le décret n° 2025-748 du 1er août 2021 (JO du 2 août) définit les modalités de déclaration des formations en santé et sécurité au travail.

    Depuis le 1er septembre 2025, les organismes de formation DOIVENT déclarer dans le Passeport Prévention :

    • Les formations catégories 1 et 2 : amiante, radioprotection, travaux sous tension, travaux hyperbares, CACES, habilitations électriques

    Les catégories 3 et 4 s’ajouteront au 1er juillet 2026.

    Délai de déclaration : 3 mois après fin du trimestre (6 mois en période transitoire jusqu’au 31 décembre 2026).

    Les employeurs devront déclarer les formations internes et vérifier les déclarations des OF à partir du 16 mars 2026.

    Ce que ça change pour vous : si vous formez en SST, vous DEVEZ déclarer. Sans quoi, vos attestations ne seront pas valides.

    ARM : échéance au 31 décembre 2025

    La loi n° 2023-179 du 19 mai 2023 (article 14, II) impose aux Assistants de Régulation Médicale d’obtenir leur certification avant le 31 décembre 2025 pour continuer à exercer.

    4 voies d’accès :

    • Formation complète (1 470 heures)
    • VAE
    • Dispositif temporaire de formation en alternance (décret n° 2023-620 du 18 juillet 2023)
    • Certification par entretien de positionnement (étendu aux personnes avec 1 an d’expérience au 1er septembre 2025)

    Ce que ça change pour vous : opportunité de dernière minute pour proposer des formations de mise à niveau. Mais c’est MAINTENANT.

    Moniteur éducateur : nouveau référentiel depuis septembre 2024

    Le décret n° 2024-696 du 5 juillet 2024 réforme le diplôme d’État de moniteur éducateur avec entrée en vigueur au 1er septembre 2024.

    Le DEME (niveau 4) s’organise désormais en 3 blocs de compétences permettant une validation progressive. La formation totalise 2 000 heures (950 théoriques, 1 050 pratiques).

    L’arrêté du 18 mars 2025 ajuste des dispositions sur la VAE et les dispenses.

    Ce que ça change pour vous : développez des accompagnements VAE spécifiques pour cette profession.

    FIF-PL : les plafonds explosent (+30% en moyenne)

    Le Conseil de Gestion Extraordinaire du FIF-PL du 30 septembre 2025 a relevé les plafonds de prise en charge à compter du 1er octobre 2025.

    Les nouveaux plafonds généraux :

    • 350 euros ou 300 euros par jour selon les professions
    • Plafond annuel : 1 050 euros ou 900 euros

    Exemples par profession :

    • Masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes : 900 euros/an et 300 euros/jour
    • Ostéopathes : 1 200 euros/an et 250 euros/jour
    • Psychologues : 900 euros/an et 45 euros/heure

    Nouveau barème proportionnel pour les micro-entrepreneurs BNC (en vigueur le 1er septembre 2025) :

    • CFP de 1 à 25 euros → 120 euros de prise en charge
    • CFP de 116 euros ou plus → 600 euros de prise en charge

    L’e-learning reste plafonné à 50% des critères journaliers et annuels.

    Ce que ça change pour vous : communiquez MASSIVEMENT sur cette revalorisation. Vos formations FIF-PL vont cartonner.

    Ce qu’il faut retenir (vraiment)

    Les 3 transformations structurantes

    1. Autonomie accrue des IPA et infirmiers : accès direct + prescriptions élargies = nouvelles compétences à former
    2. Certification périodique devient LE cadre : 1,9 million de professionnels concernés = marché colossal
    3. Territorialisation des formations médicales : besoins de santé locaux prioritaires = nouvelles passerelles paramédicaux/médecine

    Les 5 actions à mener MAINTENANT

    Pour les organismes de formation :

    1. Conformité Qualiopi V9 : auditez vos processus, vérifiez vos contrats de sous-traitance
    2. Référencement DPC + certification périodique : vérifiez l’éligibilité de TOUTES vos formations
    3. Adaptation des formats : développez présentiel et classes virtuelles (l’e-learning DPC est mort)
    4. Déclaration Passeport Prévention : si vous formez en SST, déclarez IMPÉRATIVEMENT
    5. Veille réglementaire : abonnez-vous aux sources officielles (JO, HAS, ANDPC)

    Pour les formateurs indépendants :

    1. Qualiopi : indispensable pour accéder aux financements
    2. Spécialisation : IPA, IBODE, certification périodique = marchés juteux
    3. Réseau : partenariats avec organismes certifiés
    4. Montée en compétence : formez-vous aux nouveaux référentiels (transition écologique, numérique)
    5. Communication : valorisez l’éligibilité FIF-PL revalorisé

    Les opportunités à saisir (vite)

    Marchés en forte croissance

    1. Formations IPA : accès direct + prescriptions = demande explosive
    2. Certification périodique : 1,9 million de professionnels = méga-marché
    3. Passerelles paramédicaux-médecine : accompagnement des reconversions
    4. Qualité et certification HAS : préparation des établissements au 6e cycle
    5. Nouveaux protocoles : IST, endométriose, fibromyalgie, transition de genre (recommandations HAS)

    Vigilances à avoir

    • Avenir de l’ANDPC : suivre les évolutions post-rapport IGAS
    • Baisse attractivité e-learning : diversifier vos formats RAPIDEMENT
    • Exigences Qualiopi : ne pas sous-estimer les audits de surveillance
    • Délais FIF-PL : demandes AVANT le début de formation (sinon rejet)

    Et vous, dans tout ça ?

    Chez MonRFS, on ne fait pas que décrypter les textes. On ACCOMPAGNE les formateurs et les professionnels de santé dans cette mutation.

    Parce que la formation en santé ne s’improvise pas.

    Parce que la législation évolue vite.

    Parce que vos apprenants méritent le meilleur.

    Nos questions pour VOUS

    • Quelle nouveauté législative 2025 impacte le PLUS votre activité de formateur ?
    • Quelles difficultés rencontrez-vous pour vous mettre en conformité ?
    • Avez-vous déjà adapté vos formations aux nouvelles compétences IPA ?
    • Êtes-vous prêt pour la déclaration Passeport Prévention ?

    Partagez votre expérience en commentaire ! Vos retours terrain sont précieux. Ensemble, on construit une communauté de formateurs aguerris.

    Sources et références complètes

    MonRFS — Le savoir se partage, l’intelligence se connecte.
    Article publié le 20 décembre 2025 • Sources vérifiées • Arnaud de MonRFS

  • Rétrospective 2025 : « Cette année, j’ai failli tout arrêter »

    Le témoignage de Sophie, formatrice en santé, et ce que 2025 nous a fait vivre à tous.

    Sophie a 42 ans. Kinésithérapeute pendant quinze ans, elle est devenue formatrice il y a quatre ans. Elle adore transmettre. Voir les yeux qui s’allument quand un stagiaire comprend enfin un concept, recevoir des messages des mois plus tard : « Grâce à votre formation, j’ai pu aider une patiente… »

    Mais en 2025, pour la première fois, Sophie a sérieusement envisagé d’arrêter.

    Pas à cause de la pédagogie. Pas à cause des stagiaires.

    À cause des chiffres.

    3 février : le matin où tout bascule

    Sophie ouvre son ordinateur en buvant son café. Un email de son comptable.

    « Sophie, on a un problème : la TVA passe à 25 000 euros. »

    Elle relit trois fois. Son CA prévisionnel 2025 : 38 000 euros.

    Elle fait le calcul de tête. Si le seuil descend à 25 000 euros, elle va devoir collecter et reverser de la TVA. Environ 2 600 euros.

    Sur une marge qui tourne déjà à 20%, ça veut dire qu’elle travaillerait un mois et demi pour rien.

    Elle sent son cœur s’accélérer.

    La nuit des calculs

    Ce soir-là, Sophie ne dort pas. Elle refait ses prévisionnels jusqu’à 2h du matin.

    Scénario A : Augmenter ses prix de 20%. Mais elle sait qu’elle perdra des clients. Combien ? 30% ? 50% ?

    Scénario B : Créer une EURL. Mais son comptable lui a dit que ça coûterait 2 000 euros de plus par an en gestion, plus la complexité.

    Scénario C : Limiter son CA à 24 999 euros. Refuser des missions. Renoncer à grandir.

    Aucun scénario n’est bon.

    Le lendemain, elle appelle trois collègues formateurs. Tous dans le même état. Certains parlent déjà d’arrêter.

    Puis, le 6 février, la suspension tombe. Ouf. Mais pour combien de temps ?

    Mars à octobre : vivre en apnée

    Les mois où on ne peut rien décider

    En avril, nouvelle suspension. La réforme est reportée jusqu’à fin 2025.

    Pour Sophie, ça veut dire six mois de plus sans savoir.

    Le coût caché de l’incertitude

    En juin, une grande clinique la contacte. Ils veulent un programme de formation sur toute l’année 2026. Budget : 15 000 euros.

    Ils demandent un devis ferme.

    Sophie hésite. « Et si la TVA change ? Je dois facturer 20% de plus ? »

    Elle demande un délai. La clinique n’attend pas. Elle signe avec un concurrent.

    15 000 euros perdus parce que Sophie ne pouvait pas s’engager.

    Elle repense à cette opportunité pendant des semaines.

    Septembre : l’audit qui fait mal au portefeuille

    L’auditrice Qualiopi arrive. Trois heures d’audit au lieu de deux. Elle demande trois fois plus de documents qu’avant.

    Sophie a passé trois jours entiers à préparer. Vingt-deux heures. À 60 euros de l’heure valorisé, ça fait 1 320 euros de temps.

    Plus l’audit lui-même : 1 200 euros. Plus l’accompagnement qu’elle a dû prendre : 2 500 euros. Plus le logiciel de traçabilité : 1 500 euros par an.

    Total : 6 520 euros.

    Il y a deux ans, Qualiopi lui coûtait 4 300 euros.

    L’augmentation : 63%.

    Elle fait le calcul : pour un CA de 51 000 euros, Qualiopi lui coûte presque 12% de son chiffre d’affaires.

    Douze pour cent. Juste pour avoir le droit de travailler.

    Elle se demande combien de temps elle pourra tenir ce rythme.

    Octobre : la première joie de l’année

    L’email qui fait du bien

    1er octobre. Sophie reçoit une notification du FIF-PL.

    Les plafonds augmentent. De 300 euros à 350 euros par jour.

    Elle sourit. Enfin une bonne nouvelle.

    L’effet papillon

    Sophie avait programmé une formation « Prise en charge lombalgies » fin septembre. Six inscrits.

    Elle décide de l’annuler et de la reprogrammer en novembre.

    Pourquoi ?

    Parce qu’avec la revalorisation, le reste à charge pour ses stagiaires passe de 300 euros à 600 euros.

    Résultat : 13 inscrits au lieu de 6.

    Une seule décision. Le bon timing. Et elle double ses inscriptions.

    En euros : 7 200 euros de CA qui deviennent 15 600 euros.

    +8 400 euros grâce à un report de six semaines.

    Sophie comprend que dans ce métier, le timing compte autant que la pédagogie.

    Novembre : le soulagement

    3 novembre, enfin

    Sophie lit l’annonce : la réforme TVA est définitivement abandonnée.

    Les seuils restent à 37 500 euros.

    Elle pleure de soulagement.

    Neuf mois. Neuf mois à ne pas savoir. Neuf mois à ne pas pouvoir s’engager. Neuf mois de stress.

    Elle fait le compte :

    • 25 heures perdues en calculs
    • 600 euros de conseil comptable
    • 15 000 euros de contrat perdu
    • Trois nuits blanches

    Pour revenir exactement au point de départ.

    Décembre : l’investissement qui change tout

    10 décembre : l’annonce qui change tout

    Sophie lit : « Les e-learnings ne seront plus indemnisés en 2026. »

    Elle a deux e-learnings au catalogue. Ils représentent 18 000 euros de CA.

    Si elle ne fait rien, elle va perdre au moins 30% de ces inscriptions. Soit 5 400 euros.

    Le choix n’est pas un choix.

    Elle doit pivoter. Transformer ses e-learnings en classes virtuelles.

    Le budget :

    • Formation pour apprendre à animer : 1 500 euros
    • Matériel (caméra, micro, lumière) : 1 800 euros
    • Refonte des programmes : 40 heures de travail

    Elle regarde sa trésorerie : 9 000 euros disponibles.

    Elle va devoir investir 5 800 euros d’un coup.

    Soit 64% de sa trésorerie.

    Elle hésite toute une journée. Puis elle valide.

    Parce qu’elle n’a pas le choix. C’est investir ou mourir.

    Elle commande le matériel. Elle s’inscrit à la formation.

    Rendez-vous en janvier pour apprendre son nouveau métier.

    Le vrai coût de 2025

    Quand Sophie fait ses comptes

    Fin décembre, Sophie ouvre son fichier Excel. Elle compte tout.

    Chiffre d’affaires : 63 000 euros. Pas mal. +10% par rapport à 2024.

    Elle se dit qu’elle a bien travaillé.

    Puis elle regarde la ligne « Charges ».

    32 000 euros.

    Elle compare avec 2024 : 24 000 euros.

    Hausse de 33%.

    Son résultat avant impôt : 31 000 euros. En 2024, c’était 33 000 euros.

    Attendez. Son CA monte de 10%, mais son résultat baisse de 6% ?

    Elle vérifie. Revérifie.

    C’est ça. L’effet ciseau.

    Les charges courent plus vite que le chiffre d’affaires.

    La ligne qui tue

    Sophie regarde le détail.

    Qualiopi : 6 800 euros en 2025 vs 4 000 euros en 2023.

    +70% en deux ans.

    Elle fait le ratio : 6 800 euros = 63 000 euros x 11% de son CA qui part juste dans la conformité administrative.

    Elle se souvient qu’en 2023, avant Qualiopi, elle n’avait pas cette charge.

    11% de son CA. Pour avoir le droit de travailler.

    Elle soupire.

    La marge qui fond

    Sophie calcule sa marge nette.

    2023 : 60% — 2024 : 55% — 2025 : 49%

    En deux ans, elle a perdu 11 points de marge.

    Si ça continue comme ça, dans cinq ans elle est à 25%. Et à 25% de marge, elle ne pourra plus vivre de son métier.

    Elle doit réagir. Vite.

    Ce que Sophie a décidé pour 2026

    Décision 1 : augmenter ses tarifs (encore)

    En 2024, elle facturait 650 euros la journée. En 2025, 720 euros (+10%). En 2026, elle va passer à 800 euros (+11%).

    Elle sait qu’elle va perdre quelques clients. Mais elle ne peut pas faire autrement.

    À 720 euros, elle ne couvre plus ses charges correctement.

    Décision 2 : automatiser ce qui peut l’être

    Sophie va investir dans un vrai logiciel de gestion. 1 200 euros par an.

    Cher ? Oui.

    Mais ça lui fera gagner 3 heures par semaine en administratif. Soit 130 heures par an.

    150 heures qu’elle pourra vendre.

    À 80 euros de l’heure, ça fait 12 000 euros de CA supplémentaire potentiel.

    ROI du logiciel : 1 000%.

    Décision 3 : se faire accompagner

    Elle va rejoindre un réseau de formateurs. Cotisation : 500 euros par an.

    Pourquoi payer pour ça ?

    Parce qu’en 2025, elle a perdu 15 000 euros de contrat par manque de réseau et d’informations.

    500 euros pour éviter de reperdre 15 000 euros, c’est une évidence.

    Les chiffres essentiels à retenir

    Si vous ne deviez retenir que trois chiffres de 2025, ce serait ceux-là :

    +55% : Qualiopi

    C’est l’augmentation moyenne du coût de Qualiopi entre 2023 et 2025.

    De 4 200 euros à 6 500 euros pour une micro-structure.

    C’est la charge qui explose le plus.

    37 500 euros : TVA stable

    Après neuf mois de suspens, le seuil reste inchangé.

    Mais cette incertitude a coûté entre 1 000 euros et 8 000 euros selon votre réaction.

    +25% : FIF-PL

    La revalorisation d’octobre a permis d’augmenter les inscriptions de 50% sur certaines formations.

    C’est la seule vraie bonne nouvelle financière de l’année.

    Ce que 2025 nous dit pour 2026

    La réalité du métier a changé

    Être formateur en 2025, ce n’est plus être un expert passionné qui transmet.

    C’est être un entrepreneur qui doit piloter sa trésorerie au quotidien.

    Les formateurs qui s’en sortent ne sont pas forcément les meilleurs pédagogues.

    Ce sont ceux qui maîtrisent leurs chiffres.

    L’équation impossible

    Charges qui montent de 14%. CA qui monte de 10%.

    Résultat : La marge qui fond.

    Pour survivre en 2025, il faut :

    • Vendre plus de jours (mais vous êtes limité par le temps)
    • Augmenter vos tarifs (mais clients résistants)
    • Réduire vos charges (mais lesquelles ? Qualiopi est obligatoire)

    Il n’y a pas de solution magique.

    Trois questions à vous poser ce soir

    1. Ma marge nette est-elle au-dessus de 50% ?

    Si non, vous êtes en danger. Dans deux ans, vous ne vivrez plus de votre activité.

    2. Ma trésorerie couvre-t-elle 3 mois de charges ?

    Si non, au premier coup dur (impayé, maladie), vous êtes à découvert.

    3. Suis-je prêt à transformer mes e-learnings en classes virtuelles ?

    Si non, vous allez perdre une partie importante de votre CA DPC en 2026.

    Le mot de Sophie pour 2026

    « J’ai failli arrêter cette année. En février, avec la TVA, j’ai vraiment failli tout lâcher.

    Puis j’ai tenu. J’ai surfé sur neuf mois d’incertitude. J’ai payé Qualiopi, même si ça fait mal. J’ai investi dans la classe virtuelle, même si ça vide ma trésorerie.

    En 2026, je vais augmenter mes tarifs. Je vais perdre quelques clients. Mais je vais en gagner d’autres.

    Parce que j’aime ce métier. Parce que transmettre a du sens.

    Mais je ne me fais plus d’illusions : le métier, maintenant, c’est 30% de pédagogie et 70% d’entrepreneuriat.

    Et en 2026, je serai meilleure entrepreneure. Ou je changerai de métier. »

    Et vous, vous en êtes où ?

    2025 vous a coûté combien ?

    En euros. En stress. En nuits blanches.

    Vous avez tenu ? Vous avez failli craquer ? Vous avez prospéré malgré tout ?

    Partagez votre histoire en commentaire.

    Parce qu’on est tous dans le même bateau. Et parfois, savoir qu’on n’est pas seul, ça aide.

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  • Formateur en santé : 7 obligations légales à connaître absolument

    Transmettre son expertise dans le domaine de la santé est une mission essentielle… mais elle engage aussi votre responsabilité. Que vous animiez un atelier, conceviez des formations DPC ou interveniez de manière ponctuelle, vous êtes soumis à un cadre juridique précis.

    Voici les 7 obligations légales incontournables pour exercer en toute conformité en tant que formateur ou formatrice dans le secteur de la santé.

    1. Déclaration d’activité obligatoire

    Toute personne physique ou morale qui dispense des formations professionnelles doit se déclarer auprès de la DREETS, dans les 3 mois suivant la signature de son premier contrat de formation (article L. 6351-1 du Code du travail).

    Sans déclaration, vos formations sont considérées comme illégales et donc non finançables.

    Exemple concret : Un formateur indépendant omettant cette déclaration risque de voir ses contrats annulés et de s’exposer à des sanctions administratives.

    2. Certification Qualiopi : un gage de qualité

    Depuis le 1er janvier 2022, la certification Qualiopi est obligatoire pour les organismes de formation souhaitant accéder à des financements publics ou mutualisés, tels que ceux du CPF ou des OPCO, selon l’article L. 6316-1 du Code du travail.

    Cette certification évalue la qualité des processus de formation sur la base de 7 critères. Une étude de la DARES (2022) montre que 85 % des organismes certifiés Qualiopi constatent une amélioration de leurs pratiques pédagogiques.

    3. Responsabilité civile et pénale du formateur

    Les formateurs engagent leur responsabilité civile en cas de faute, négligence ou manquement contractuel causant un préjudice à un stagiaire ou à un tiers (articles 1240 et 1241 du Code civil).

    Un formateur dispensant des conseils médicaux erronés pourrait être tenu responsable d’un dommage corporel.

    La responsabilité pénale peut être engagée pour des infractions graves. Conseil : souscrivez une assurance RC pro dédiée à l’activité de formation.

    4. Droit d’auteur et supports pédagogiques

    La création de supports pédagogiques implique le respect des droits d’auteur, régis par le Code de la propriété intellectuelle (articles L. 111-1 et suivants). Utiliser des contenus protégés sans autorisation expose à des poursuites pour contrefaçon.

    Selon Leroy (2023), 30 % des litiges en formation concernent des violations de propriété intellectuelle.

    5. Protection des données personnelles (RGPD)

    Si vous collectez les noms, mails ou coordonnées de vos stagiaires, vous êtes soumis au RGPD. Cela inclut l’obligation de :

    • Informer les stagiaires sur l’utilisation de leurs données (finalité, durée de conservation).
    • Obtenir leur consentement pour tout traitement non essentiel.
    • Sécuriser les données collectées.

    En cas de manquement, la sanction peut aller jusqu’à 20 millions d’euros (CNIL, 2023).

    6. Obligation de développement professionnel continu (DPC)

    Le DPC est obligatoire pour les soignants, y compris les formateurs (loi n° 2009-879). Ce dispositif impose un parcours triennal combinant formation continue, évaluation des pratiques et amélioration des compétences.

    7. Respect des obligations contractuelles et déontologiques

    Les formateurs doivent respecter les termes des conventions ou contrats signés avec les stagiaires ou les organismes financeurs (article L. 6353-3 du Code du travail). Cela inclut la délivrance d’une formation conforme au programme annoncé et la fourniture d’une attestation de formation.

    En résumé

    Devenir formateur en santé, c’est professionnalisant, mais aussi engageant juridiquement. Déclarer son activité, protéger les données, se faire certifier, se couvrir… Ces étapes ne sont pas facultatives.

  • Formateurs en santé : pourquoi intégrer les supports vocaux dans vos formations ?

    Podcasts, livres audio, notes vocales : les supports vocaux s’imposent comme des outils pédagogiques incontournables dans la formation des professionnels de santé. En tant que formateur, vous cherchez des moyens d’optimiser l’engagement, de personnaliser l’accompagnement et de diversifier vos approches ?

    MonRFS vous donne les clés pour comprendre pourquoi et comment intégrer l’audio dans vos dispositifs pédagogiques, avec des données issues de la recherche scientifique et des recommandations concrètes.

    L’essor des supports vocaux dans la formation en santé

    Une étude (Axios, 2023) montre que près d’un tiers des adultes utilisent régulièrement des notes vocales. Les livres audio et les podcasts éducatifs sont de plus en plus utilisés par les étudiants en santé. Leur succès repose sur leur capacité à transmettre des émotions, à faciliter l’écoute mobile et à soutenir une pédagogie active.

    Une recherche de la Yale School of Management (2023) affirme que la voix seule permet une meilleure reconnaissance des émotions que les textes ou les images.

    1. Podcasts pédagogiques : pour rythmer la progression

    Dans un cursus de pharmacie, Steuber et al. (2024) ont montré que les podcasts augmentaient l’engagement et étaient préférés aux cours magistraux. En chirurgie, Johnson & Ellozy (2024) démontrent que les apprenants utilisent les podcasts comme support de révision autonome, favorisant la répétition espacée.

    Conseil formateur : Créez des mini-séries audio (5-10 minutes) par module ou utilisez des podcasts externes comme déclencheurs de débat.

    2. Reconnaissance vocale : pour gagner du temps et varier les supports

    Des études (Payne et al., 2018 ; Lee et al., 2023) montrent que la dictée vocale via IA peut atteindre plus de 94 % de précision dans des contextes cliniques, tout en réduisant la charge cognitive.

    Conseil formateur : Enregistrez vos consignes, synthèses ou consignes d’exercices orales pour dynamiser votre LMS.

    Un Learning Management System (LMS) est une plateforme numérique qui permet de concevoir, diffuser et suivre des parcours de formation. Les plateformes LMS comme Moodle, Claroline, Digiforma ou encore Chamilo offrent de nombreuses possibilités pour exploiter les supports vocaux.

    3. Feedback audio : un outil relationnel puissant

    Nemec & Dintzner (2016) constatent que les apprenants trouvent les retours oraux plus motivants et clairs. Dugmore et al. (2020) montrent que la voix des patients simulés améliore l’apprentissage relationnel. Boedicker & Boedicker (2025) rappellent combien la voix du patient renforce le sens de la pratique.

    Conseil formateur : Préférez l’audio pour les retours qualitatifs (compétences comportementales, relationnelles, motivation).

    Ce que les formateurs doivent anticiper

    • Tous les contenus ne se prêtent pas à l’audio (gestes techniques, imagerie…).
    • L’environnement d’écoute (bruits, fatigue) impacte l’efficacité.
    • La qualité vocale (intonation, débit, diction) influence l’attention.

    Mythe à déconstruire : les styles d’apprentissage

    De nombreuses recherches (Pashler et al., 2008 ; Riener & Willingham, 2010) invalident l’idée que chaque individu apprend mieux selon un style sensoriel. Ce qui compte ? Le type de contenu, la qualité pédagogique et l’alignement des modalités avec les objectifs.

    Recommandations clés

    • Intégrer les podcasts dans la formation continue santé.
    • Utiliser les notes vocales pour un feedback pédagogique humain.
    • Recourir à la reconnaissance vocale IA pour produire du contenu.
    • Combiner audio et visuel dans une pédagogie multimodale.

    En conclusion

    Les supports vocaux sans visuel sont des outils pertinents, scientifiquement validés et adaptables à la réalité des formateurs en santé. Ils répondent aux enjeux actuels de formation : engagement, flexibilité, accessibilité et lien humain.

    Mathilde R. et Élise N. — Avec MonRFS, le savoir se partage

  • Tour du monde des formations en neuropsychologie : tendances et pépites de 200+ universités

    La neuropsychologie, discipline scientifique qui explore les liens complexes entre le cerveau et le comportement, connaît un essor mondial remarquable. En 2025, son enseignement est devenu un pilier central dans les cursus universitaires de nombreux pays, tout en s’adaptant aux spécificités culturelles, technologiques et sanitaires de chaque région. Cet article, inspiré d’une analyse approfondie des programmes de plus de 200 universités réparties sur les continents, vous offre un tour d’horizon des tendances éducatives en neuropsychologie. Il met également en lumière comment monrfs.com, une plateforme dédiée à l’éducation et à la formation en neurosciences, peut enrichir votre parcours dans ce domaine fascinant.

    Les piliers universels de la neuropsychologie

    Quel que soit le pays, l’enseignement de la neuropsychologie repose sur quatre axes fondamentaux :

    • Évaluation neuropsychologique : Les étudiants apprennent à diagnostiquer des troubles cognitifs variés, tels que les traumatismes crâniens, les démences ou le TDAH, en utilisant des outils standardisés comme le WAIS (Wechsler Adult Intelligence Scale) ou la MMSE (Mini-Mental State Examination). Cette compétence est indispensable pour tout neuropsychologue, où qu’il exerce.
    • Intervention et réhabilitation : La rééducation cognitive, qu’il s’agisse de restaurer la mémoire après un AVC ou de soutenir l’attention chez les enfants, est une priorité dans les programmes de formation. Les techniques de réhabilitation sont adaptées aux besoins spécifiques des patients, en fonction des contextes cliniques locaux.
    • Neurosciences cognitives : L’étude des bases neurales des fonctions cognitives, telles que la mémoire, le langage ou les émotions, est au coeur de la discipline. Les technologies d’imagerie cérébrale, comme l’IRM ou l’EEG, sont largement intégrées dans les cursus pour offrir une compréhension approfondie du fonctionnement cérébral.
    • Recherche expérimentale : Les étudiants sont encouragés à explorer des sujets innovants, tels que la plasticité cérébrale ou les nouvelles thérapies cognitives, à travers des projets de recherche. Cette dimension est essentielle pour faire avancer la discipline, même dans les contextes où les ressources sont limitées.

    Ces piliers constituent le socle commun de la neuropsychologie à l’échelle mondiale. Cependant, chaque région y ajoute sa propre empreinte, façonnée par ses défis sanitaires, ses avancées technologiques et ses traditions culturelles. Découvrons comment ces particularités se manifestent à travers les continents.

    Afrique : Répondre aux défis sanitaires locaux

    En Afrique, l’enseignement de la neuropsychologie est fortement influencé par les enjeux de santé publique et la diversité multiculturelle du continent.

    • Afrique du Sud : Des institutions comme l’Université de Cape Town (UCT) et l’Université de Witwatersrand (Wits) se distinguent par leur travail sur les tests neuropsychologiques adaptés aux populations multilingues. Elles étudient également les effets cognitifs du VIH/Sida, un défi sanitaire majeur dans la région.
    • Nigeria : L’Université d’Ibadan est pionnière dans l’étude des impacts cognitifs des maladies tropicales, telles que le paludisme. L’Université de Nsukka (UNN), quant à elle, met l’accent sur l’éducation communautaire pour sensibiliser aux troubles neurologiques.
    • Ouganda : L’Université Makerere se concentre sur l’épilepsie, un trouble particulièrement prévalent dans les zones à ressources limitées.

    Ces universités illustrent comment l’Afrique adapte la neuropsychologie pour répondre à ses réalités sanitaires uniques.

    Asie : Entre tradition et innovation technologique

    L’Asie offre un mélange fascinant de traditions millénaires et de technologies de pointe dans l’enseignement de la neuropsychologie.

    • Inde : Le NIMHANS à Bangalore intègre des approches issues de la médecine ayurvédique aux neurosciences cognitives, tout en étudiant les effets de la méditation et de la malnutrition sur le stress.
    • Chine : L’Université Tsinghua à Pékin excelle dans l’utilisation de l’intelligence artificielle pour diagnostiquer les troubles cognitifs, une approche qui révolutionne les méthodes d’évaluation.
    • Japon : Les universités de Tokyo et de Tohoku sont à la pointe de la neuropsychologie robotique, avec des recherches sur les interfaces cerveau-machine et l’imagerie fMRT pour les démences.
    • Corée du Sud : KAIST et l’Université Yonsei explorent la neuropsychologie numérique et le vieillissement cognitif, répondant aux besoins d’une société ultra-connectée.

    Ces institutions montrent comment l’Asie manie héritage culturel et innovation pour former les neuropsychologues de demain.

    Europe : Une mosaïque d’approches théoriques et cliniques

    L’Europe se caractérise par une grande diversité d’approches, reflétant sa richesse culturelle et scientifique.

    • France : L’Université de Caen Normandie et Paris 8 innovent avec des programmes axés sur la musicothérapie pour la rééducation cognitive et l’étude du « chimobrain » chez les patients traités pour cancer.
    • Belgique : L’Université de Liège et KU Leuven sont reconnues pour leurs travaux sur les modèles théoriques de la cognition et l’impact du bilinguisme sur le cerveau.
    • Suède : Karolinska Institutet et l’Université de Lund combinent intelligence artificielle et EEG pour étudier la cognition enfantine.
    • Finlande : Les universités d’Helsinki et de Turku excellent en neuropsychologie pédiatrique, notamment dans le traitement de la dyslexie et de l’autisme.
    • Allemagne : Tübingen et LMU Munich se spécialisent dans la perception visuelle et les fonctions exécutives.
    • Pays-Bas : Radboud et Utrecht explorent la cognition sociale et les interactions humaines.
    • Espagne : Barcelone et Grenade se concentrent sur les émotions et leur régulation cognitive.

    Cette diversité fait de l’Europe un véritable laboratoire d’idées pour la neuropsychologie.

    Amérique du Nord : Inclusion et rigueur scientifique

    En Amérique du Nord, l’enseignement de la neuropsychologie met l’accent sur l’éthique, le multiculturalisme et la rigueur méthodologique.

    • États-Unis : UCLA et NYU adaptent leurs programmes pour répondre à la diversité culturelle de leurs populations étudiantes. L’Université de l’Iowa, quant à elle, est une référence en neuropsychologie forensique.
    • Canada : McGill et UBC intègrent le bilinguisme et les approches autochtones dans leurs cursus, reflétant la mosaïque culturelle du pays.

    Ces institutions illustrent l’engagement de l’Amérique du Nord envers une neuropsychologie inclusive et scientifiquement rigoureuse.

    Amérique du Sud : Un regard social et contextuel

    L’Amérique du Sud aborde la neuropsychologie à travers le prisme de ses réalités sociales et historiques.

    • Brésil : USP et UFRJ étudient l’impact des maladies tropicales comme le Zika et la dengue sur la cognition, tout en analysant les effets des inégalités sociales sur le développement cognitif.
    • Argentine : UBA et l’Université de Cordoba explorent les émotions et les traumas historiques, notamment les séquelles des dictatures.
    • Chili : L’Université du Chili se distingue par ses recherches en neuropsychologie pédiatrique.

    Ces universités montrent comment la neuropsychologie peut être un outil de compréhension et de résilience face aux défis sociaux.

    Océanie : Équilibre entre recherche et pratique clinique

    En Océanie, l’enseignement de la neuropsychologie allie recherche innovante et application clinique pragmatique.

    • Australie : Les universités de Melbourne et de Sydney se concentrent sur la neuropsychologie pédiatrique et du sport, avec des programmes axés sur les commotions cérébrales chez les athlètes.
    • Nouvelle-Zélande : L’Université d’Auckland excelle en neuropsychologie pédiatrique, avec une attention particulière aux troubles du développement.

    Ces institutions illustrent l’approche équilibrée de l’Océanie, où la théorie et la pratique se complètent harmonieusement.

    Que retenir de ce tour du monde ?

    La neuropsychologie, bien qu’ancrée dans des principes universels, se décline de manière unique à travers les continents. Chaque région adapte ses programmes pour répondre à ses défis spécifiques : sanitaires en Afrique, technologiques en Asie, théoriques en Europe, inclusifs en Amérique du Nord, sociaux en Amérique du Sud et pragmatiques en Océanie. Cette diversité témoigne de la vitalité et de l’évolution constante de la discipline.

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    Que vous soyez étudiant ou professionnel, ce panorama peut vous aider à orienter vos choix de formation ou de spécialisation. Si vous êtes passionné par la musicothérapie, la France pourrait être votre destination. Fasciné par l’intelligence artificielle ? La Chine vous attend. Intéressé par la neuropsychologie pédiatrique ? La Finlande ou l’Australie sont des références incontournables.

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    Sources utilisées dans cet article
    • • University of Cape Town — Neuroscience Research Groupings (HIV Mental Health)
    • • University of Ibadan — Official Website
    • • University of Caen Normandie — UFR Psychology Formations
    • • Trends in Neuroscience and Education — Journal Articles
    • • Neuropsychological AI Trends — Comprehensive Analysis (ScienceDirect)
    • • Wits University News — Pioneering Dementia Tests in Africans
    • • University of Caen Normandie — Musicotherapy and Neuropsychology Formation
    • • Neuropsychologist Education Requirements — Degrees and Majors (Zippia)
    • • Postgraduate Diploma in Neuropsychology — University of Otago Qualifications
    • • Pattern of Neurological Illness in Tropical Africa — Ibadan Experience (ScienceDirect)
    • • Maastricht University — Master Psychology Neuropsychology Requirements

    Liste complète des universités étudiées

    Afrique

    • • Université de Cape Town (UCT), Afrique du Sud
    • • Université de Witwatersrand (Wits), Afrique du Sud
    • • Université d’Ibadan, Nigeria
    • • Université de Nsukka (UNN), Nigeria
    • • Université Makerere, Ouganda

    Asie

    • • NIMHANS, Bangalore, Inde
    • • Université Tsinghua, Pékin, Chine
    • • Université de Tokyo, Japon
    • • Université de Tohoku, Japon
    • • KAIST, Corée du Sud
    • • Université Yonsei, Corée du Sud

    Europe

    • • Université de Caen Normandie, France
    • • Paris 8, France
    • • Université de Liège, Belgique
    • • KU Leuven, Belgique
    • • Karolinska Institutet, Suède
    • • Université de Lund, Suède
    • • Université d’Helsinki, Finlande
    • • Université de Turku, Finlande
    • • Université de Tübingen, Allemagne
    • • LMU Munich, Allemagne
    • • Université Radboud, Pays-Bas
    • • Université d’Utrecht, Pays-Bas
    • • Université de Barcelone, Espagne
    • • Université de Grenade, Espagne

    Amérique du Nord

    • • UCLA, États-Unis
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    MonRFS — Le savoir se partage, l’intelligence se connecte.
    Article publié le 2 avril 2025 • Arnaud de MonRFS

  • Formateurs en santé : changez de posture avec le modèle MAL

    Former, ce n’est plus transmettre, c’est accompagner

    Transmettre un savoir, ce n’est plus suffisant. Dans un contexte où les pratiques cliniques évoluent vite, former des professionnels de santé implique de les aider à apprendre à apprendre, à s’adapter, à penser par eux-mêmes.

    Le modèle du Master Adaptive Learner (MAL), issu de la pédagogie médicale moderne, offre un cadre puissant pour structurer des formations qui développent la réflexivité, l’autonomie et la capacité d’ajustement.

    Le Master Adaptive Learner : un cadre pour l’apprentissage réflexif

    Le modèle MAL repose sur quatre étapes formant un cycle continu :

    1. Planifier : identifier ses besoins d’apprentissage
    2. Apprendre : rechercher activement des connaissances fiables
    3. Évaluer : tester, recevoir du feedback, s’autoévaluer
    4. Ajuster : appliquer, corriger, s’adapter

    Ce modèle favorise le développement d’une expertise adaptative, en opposition à une expertise routinière, plus fragile face à l’imprévu.

    Le modèle du MAL s’appuie sur des fondements solides issus de la pédagogie médicale moderne (Cutrer et al., 2017 ; Schumacher et al., 2013).

    Pourquoi ce modèle est utile à tous les formateurs en santé ?

    Que vous conceviez votre première formation ou que vous formiez depuis 10 ans, le MAL vous aide à :

    • Construire des formations centrées sur les vrais besoins des apprenants
    • Installer une culture de feedback, de test, de progression
    • Passer d’un rôle de transmetteur à celui de guide vers l’autonomie

    Des études récentes (Wolff et al., 2023) montrent que cette approche augmente l’engagement et l’autonomie des apprenants.

    5 leviers concrets pour intégrer le MAL

    Identifier les besoins d’apprentissage

    Utilisez une autoévaluation en début de session pour que chacun explicite ses objectifs (Schumacher et al., 2020).

    Favoriser la réflexion active

    Études de cas, simulations, débats : ces formats favorisent l’engagement et la pensée critique (Cutrer et al., 2017).

    Encourager l’expérimentation rapide

    Proposez aux participants de tester un outil ou une approche dès la semaine suivante avec un plan d’action personnel (Alvarez et al., 2024).

    Structurer le feedback

    Fournissez un feedback régulier, clair, spécifique et bienveillant, centré sur des objectifs pédagogiques (Englander et al., 2013).

    Valoriser l’adaptation

    Faites de l’erreur un levier pédagogique. Encouragez le partage d’expériences et l’ajustement des pratiques (Regan et al., 2022).

    Limites et perspectives

    Mettre en oeuvre le MAL demande du temps et une culture pédagogique centrée sur l’apprentissage réflexif. Ce n’est pas toujours compatible avec des formats courts ou des environnements sous contrainte.

    Conclusion

    Adopter le modèle du Master Adaptive Learner, c’est choisir une pédagogie qui favorise l’autonomie, la réflexivité et l’adaptation. Que vous soyez formateur occasionnel ou coordinateur pédagogique aguerri, vous pouvez intégrer ce cadre pour enrichir l’impact de vos formations.

    Chez MonRFS, nous accompagnons les professionnels de santé qui souhaitent transmettre leur expertise. Ce type de cadre pédagogique fait partie des outils que nous vous proposons pour construire des formations solides, utiles et pérennes.

  • Pourquoi intégrer l’audio dans vos formations santé ?

    Podcast, feedback vocal, dictée IA : les supports 100 % audio s’imposent dans les pratiques pédagogiques. Gain de temps, engagement accru, lien formateur-apprenant renforcé… Les recherches sont formelles : l’audio capte mieux l’attention et transmet mieux les émotions que le texte (Yale, 2023).

    Chez MonRFS, on vous donne les clés pour les intégrer efficacement à vos dispositifs, sans tomber dans les pièges des styles d’apprentissage.

    L’essor des supports vocaux dans la formation en santé

    Une étude (Axios, 2023) montre que près d’un tiers des adultes utilisent régulièrement des notes vocales. Les livres audio et les podcasts éducatifs sont de plus en plus utilisés par les étudiants en santé.

    Leur succès repose sur leur capacité à transmettre des émotions, à faciliter l’écoute mobile et à soutenir une pédagogie active.

    1. Podcasts pédagogiques : pour rythmer la progression

    Dans un cursus de pharmacie, Steuber et al. (2024) ont montré que les podcasts augmentaient l’engagement et étaient préférés aux cours magistraux. En chirurgie, Johnson & Ellozy (2024) démontrent que les apprenants utilisent les podcasts comme support de révision autonome, favorisant la répétition espacée.

    Conseil formateur : Créez des mini-séries audio (5-10 minutes) par module ou utilisez des podcasts externes comme déclencheurs de débat.

    2. Reconnaissance vocale IA : pour gagner du temps et varier les supports

    Des études (Payne et al., 2018 ; Lee et al., 2023) montrent que la dictée vocale via IA peut atteindre plus de 94 % de précision dans des contextes cliniques, tout en réduisant la charge cognitive.

    Conseil formateur : Enregistrez vos consignes, synthèses ou consignes d’exercices orales pour dynamiser votre LMS.

    3. Feedback audio : un outil relationnel puissant

    Nemec & Dintzner (2016) constatent que les apprenants trouvent les retours oraux plus motivants et clairs. Boedicker & Boedicker (2025) rappellent combien la voix du patient renforce le sens de la pratique.

    Conseil formateur : Préférez l’audio pour les retours qualitatifs (compétences comportementales, relationnelles, motivation).

    Mythe à déconstruire : les styles d’apprentissage

    Non, on n’apprend pas mieux parce qu’on est auditif ou visuel. De nombreuses recherches (Pashler et al., 2008 ; Riener & Willingham, 2010) invalident cette idée. Ce qui compte ? Le type de contenu, la qualité pédagogique et l’alignement des modalités avec les objectifs.

    Recommandations clés pour les formateurs en santé

    • Intégrez l’audio dans votre formation continue
    • Favorisez les feedbacks vocaux humanisés
    • Expérimentez la dictée vocale dans vos tâches pédagogiques
    • Combinez audio + visuel pour une pédagogie multimodale

    En conclusion

    Les supports vocaux sont des outils pertinents, scientifiquement validés et adaptables à la réalité des formateurs en santé. Ils répondent aux enjeux actuels : engagement, flexibilité, accessibilité et lien humain.

    Commencez petit : un épisode de podcast, une note vocale de feedback, une dictée orale sur votre LMS… Puis observez l’impact : engagement, lien, efficacité.

    Mathilde R. et Élise N. — Avec MonRFS, le savoir se partage

  • Optimiser l’apprentissage : 5 méthodes validées pour les formateurs en santé

    Cet article présente 5 approches validées scientifiquement pour ancrer durablement les compétences, faciliter leur mobilisation sur le terrain, et renforcer la motivation des apprenants.

    Ces méthodes s’adaptent à tous les formats : présentiel, distanciel ou hybride.

    1. Pédagogies actives

    Les pédagogies actives, centrées sur l’apprenant, permettent un meilleur engagement et une appropriation plus durable des contenus. Elles favorisent la participation active plutôt que la réception passive d’informations.

    Concrètement, cela signifie remplacer les temps de transmission descendante par des mises en situation, des études de cas, des résolutions de problèmes en groupe, ou des jeux de rôle.

    Un apprenant actif retient davantage qu’un apprenant qui écoute. Ce n’est pas une opinion — c’est ce que montrent les données.

    2. Rappel actif

    Contrairement à la simple relecture, le rappel actif consiste à rechercher l’information sans support, ce qui renforce la consolidation en mémoire. Cette méthode est particulièrement efficace pour des adultes qui souhaitent vérifier ce qu’ils retiennent réellement.

    En pratique : quiz ludiques, anonymes ou collectifs avec rétroaction immédiate. L’objectif n’est pas de « tester » mais de consolider.

    3. Double encodage

    Le double encodage consiste à transmettre une information par deux canaux : verbal (écrit ou oral) et visuel (schéma, graphique, image). Cela renforce la compréhension et la mémorisation, en particulier chez des apprenants adultes soumis à une charge cognitive élevée.

    Pour les formateurs en santé, cela peut se traduire par des schémas anatomiques commentés, des infographies de protocoles, ou des vidéos courtes accompagnées de résumés écrits.

    4. Espacement (répétition espacée)

    Des études montrent que la répétition espacée est efficace pour la mémoire à long terme. Plutôt que de concentrer l’apprentissage sur une seule session, il est préférable de répartir les rappels dans le temps.

    En formation continue, cela peut prendre la forme de relances par email, de micro-quiz à J+7 et J+30, ou de courtes sessions de révision entre deux modules.

    5. Rétroaction (feedback)

    La rétroaction est un aspect crucial de la pédagogie active. Les formateurs doivent offrir des retours réguliers aux apprenants pour les informer de leur progression, et les encourager à s’auto-évaluer.

    Un feedback efficace est spécifique, immédiat, et orienté vers l’amélioration — pas vers le jugement.

    Le transfert : l’étape souvent oubliée

    En formation continue, l’objectif n’est pas seulement d’apprendre mais de réutiliser les connaissances acquises en pratique professionnelle. Le transfert de compétences est une étape cruciale mais souvent négligée.

    Former, ce n’est pas remplir. C’est outiller pour que l’apprenant puisse agir, seul, dans son contexte.