Dépistage du CMV en grossesse : la reco HAS du 4 août 2026
Le cytomégalovirus (CMV) est un virus très répandu, le plus souvent sans gravité chez l'adulte en bonne santé, mais qui peut être transmis au fœtus s'il est contracté juste avant ou au début de la grossesse. Le 4 août 2026, la Haute Autorité de santé (HAS) a mis en ligne une recommandation de bonne pratique intitulée « Dépistage du cytomégalovirus au 1er trimestre de la grossesse : prise en charge et suivi », validée le 23 juillet 2026. Elle fait suite à l'avis favorable rendu par la HAS en 2025 sur le dépistage chez les femmes enceintes séronégatives ou de statut inconnu. Voici ce qu'elle dit, et ce qui change concrètement dans ta pratique à partir de demain matin.
Ce que la HAS a publié le 4 août 2026
Selon la recommandation de bonne pratique de la HAS mise en ligne le 04 août 2026, près de la moitié de la population française a déjà été infectée par le CMV, et cette infection est « le plus souvent asymptomatique ou paucisymptomatique ». Lorsqu'elle survient dans les deux mois précédant la conception ou au cours du premier trimestre de grossesse, elle peut être transmise au fœtus et entraîner des séquelles, « notamment auditives et neurologiques ». La HAS chiffre la prévalence néonatale de l'infection congénitale à CMV à « environ 0,4 % des naissances » et la présente comme « la première cause de handicap congénital d'origine infectieuse ».
Le communiqué de presse de la HAS du 4 août 2026 précise l'enchaînement : en juin 2025, la HAS s'est prononcée en faveur d'un dépistage systématique chez les femmes enceintes dont le statut sérologique est inconnu ou négatif, en recommandant que ce dépistage « s'inscrive dans un cadre expérimental, avec réévaluation à 3 ans ». Saisie ensuite par le ministère chargé de la Santé, elle publie aujourd'hui les recommandations de pratique qui accompagnent ce dépistage. Deux actes du collège de la HAS, publiés le même jour et classés par elle sous « Avis et décisions de la HAS », complètent la publication : l'Avis n°2026.0052/AC/SEAP du 23 juillet 2026 « relatif à la modification des conditions d'inscription sur la LAP mentionnée à l'article L. 162-1-7 du CSS, de plusieurs actes relatifs au diagnostic biologique de l'infection à cytomégalovirus (CMV) », et la Décision n° 2026.0141/DC/SBP du 23 juillet 2026 « portant adoption de la fiche mémo "Dépistage du cytomégalovirus au premier trimestre de la grossesse : prise en charge et suivi" ». C'est cette fiche mémo, adoptée par le Collège le 23 juillet 2026, qui porte les grades de preuve repris ci-dessous.
Qui dépiste, et chez qui exactement ?
La recommandation nomme explicitement ses professionnels cibles : « médecins généralistes, sages-femmes, gynécologues-obstétriciens et médicaux, biologistes médicaux, pharmaciens, échographistes et pédiatres ». Sept familles professionnelles, du prescripteur au biologiste, en passant par le pharmacien et l'échographiste.
Côté patientes, la HAS trace une frontière nette, et c'est le point sur lequel il est le plus facile de se tromper en pratique. La sérologie de dépistage se réalise « le plus tôt possible dès le projet de grossesse puis le plus précocement possible pendant le premier trimestre et avant 14 SA UNIQUEMENT chez les femmes séronégatives ou de statut inconnu ». La majuscule sur « UNIQUEMENT » est celle de la HAS, pas la nôtre.
Symétriquement, la HAS recommande de ne pas réaliser le dépistage chez les femmes ayant déjà été antérieurement infectées, avec sa justification : « il n'existe aucun test de dépistage mettant en évidence les infections secondaires de façon fiable ». Elle recommande également de ne pas dépister une primo-infection après 14 SA, « le risque de séquelles lorsqu'il est contracté au-delà du 1er trimestre étant quasi nul ». Le communiqué le formule encore plus sèchement : « Si la sérologie n'a pas été réalisée avant 14 SA, le dépistage n'est plus pertinent. »
Une nuance de la Fiche mérite pourtant d'être connue, parce qu'elle change la conduite à tenir devant une patiente vue tardivement : la HAS écrit que « en l'absence de sérologie réalisée avant 14 SA, le dépistage d'une primo-infection à CMV ne doit pas être effectué au-delà de ce terme. S'il existe une volonté de rattrapage du dépistage, la sérologie doit être réalisée sur un sérum prélevé au premier trimestre de grossesse. » Ce qui est écarté, c'est le prélèvement tardif, pas l'analyse d'un sérum du premier trimestre déjà disponible.
À quel terme prescrire : le calendrier sérologique
Le calendrier tient en quatre repères, tous issus de la recommandation et de son communiqué.
- Dès le projet de grossesse : la sérologie est à réaliser avant de concevoir, y compris dans le cadre d'un parcours de procréation médicalement assistée (PMA), selon le communiqué.
- Le plus tôt possible en début de grossesse, si elle n'a pas été faite avant ou si elle était négative.
- Toutes les 4 semaines pendant le premier trimestre lorsque la sérologie est négative. Le communiqué ajoute « idéalement dans le même laboratoire quand cela est possible ».
- Une dernière sérologie entre 13+0 et 14+0 SA, qui clôt la séquence de dépistage.
La Fiche gradue les points 3 et 4 en grade A : « la sérologie CMV est à renouveler toutes les 4 semaines, de préférence dans le même laboratoire lorsque cela est possible afin de garantir la comparabilité des résultats, avec une dernière sérologie à réaliser entre 13+0 SA et 14+0 SA (grade A) ». C'est le niveau de preuve le plus élevé de la recommandation.
Sérologie négative, sérologie positive : que fait-on du résultat ?
Le communiqué détaille l'interprétation. Une sérologie négative (IgM-, IgG-) indique que la patiente n'a jamais été exposée au virus : c'est elle qui déclenche le suivi rapproché toutes les 4 semaines décrit ci-dessus. Une sérologie positive (IgM-, IgG+) indique que la patiente a déjà été infectée par le passé, et dans ce cas « aucun suivi supplémentaire n'est recommandé pendant la grossesse ». La Fiche est plus précise et gradue ce point B : « aucun suivi sérologique ni moléculaire n'est recommandé pendant la grossesse (grade B) ».
Un cas particulier mérite d'être connu au comptoir comme au cabinet : dans le cadre d'un projet de grossesse, si la sérologie semble indiquer une infection récente, le communiqué indique qu'une deuxième prise de sang est nécessaire pour confirmer le résultat, et que « le cas échéant, le projet de grossesse doit être reporté de 2 mois ».
En cas de primo-infection confirmée : qui oriente, vers qui ?
En cas de primo-infection à CMV confirmée pendant la période périconceptionnelle ou au premier trimestre, la recommandation demande qu'« une consultation dédiée doit être organisée rapidement afin d'informer la femme ou le couple, d'évaluer ses besoins, de discuter du traitement antiviral précoce par valaciclovir et d'assurer l'orientation vers une équipe experte, notamment un CPDPN ou un centre référent ». Le CPDPN est le Centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal ; le communiqué cite aussi la Fédération française des réseaux de santé en périnatalité.
Trois précisions du communiqué sont à retenir telles quelles, sans les durcir.
- Le valaciclovir est hors AMM dans cette indication (AMM : autorisation de mise sur le marché). La HAS indique qu'il « sera prescrit sur le fondement d'un cadre de prescription compassionnelle en cours de rédaction à l'ANSM ». Ce cadre n'est donc pas encore publié au moment où nous écrivons. La HAS écrit qu'il pourra ainsi être prescrit « par tout médecin, généraliste ou spécialiste, en ville ou à l'hôpital », et elle recommande « qu'à terme, les sage-femmes puissent également réaliser cette prescription » : c'est une recommandation d'évolution, pas un droit ouvert aujourd'hui.
- Ce que la HAS dit de son effet : le traitement « permet de limiter la transmission du virus de la mère au fœtus et ainsi de réduire le risque de séquelles », et « les données disponibles ne montrent pas de signal de tératogénicité ». Nous rapportons ces deux phrases telles que la HAS les écrit, sans les reformuler. Le traitement précoce par valaciclovir de la primo-infection contractée en période périconceptionnelle ou au premier trimestre est gradué A dans la Fiche.
- L'amniocentèse est à proposer « le plus tôt possible à partir de 18 SA, quelle que soit la date présumée de la primo-infection maternelle (grade B) », après présentation claire des bénéfices et des risques. En cas de résultat négatif, la HAS recommande d'interrompre le valaciclovir et de reprendre un suivi obstétrical classique (grade A) ; en cas de résultat positif, de discuter la poursuite du traitement et le suivi avec le CPDPN, cette fois en accord d'experts et non sur preuve.
Prévention : ce qu'on dit à toutes les femmes
C'est le point que le titre de la recommandation ne laisse pas deviner. Le premier item de « L'essentiel » ne parle pas de dépistage mais d'information, et il ne restreint personne : « Informer toutes les femmes dès le projet de grossesse sur l'infection à CMV, ses risques lorsqu'il est contracté au début de la grossesse et des mesures de prévention, quel que soit leur statut sérologique, une première infection ne protégeant pas d'une réinfection ». La Fiche gradue cette information systématique à toutes les femmes en grade B.
Le communiqué étend la sensibilisation au co-parent (grade B dans la Fiche, « après accord de la femme ») et rappelle que le virus « se transmet principalement par contact avec les liquides biologiques (urine, salive, larmes…), notamment des jeunes enfants ». Les mesures d'hygiène citées sont volontairement simples : se laver régulièrement les mains, éviter de partager les couverts, les boissons ou les brosses à dents, ne pas porter à sa bouche les objets ayant été en contact avec la salive d'un enfant, éviter les baisers sur la bouche, nettoyer régulièrement les surfaces ou objets potentiellement contaminés. La HAS souligne que ces précautions sont « particulièrement importantes pour les personnes travaillant au contact de jeunes enfants, notamment en crèche, halte-garderie ou les assistantes maternelles ». Dans la Fiche, la liste de ces mesures d'hygiène et leur renforcement en contexte professionnel sont gradués B l'une et l'autre. La sensibilisation des professionnels de santé eux-mêmes, elle, n'est graduée que C : c'est le seul grade C de la recommandation, et il porte précisément sur nous.
La HAS annonce enfin un document d'information destiné aux femmes enceintes, qu'elle publiera « au mois d'octobre ».
À appliquer, à oublier, à mettre à jour
| À appliquer | À oublier | À mettre à jour | |
|---|---|---|---|
| Information | Informer toutes les femmes dès le projet de grossesse, quel que soit leur statut sérologique, et sensibiliser aussi le co-parent | Le réflexe « déjà immunisée, donc plus rien à dire » : une première infection ne protège pas d'une réinfection | Le support d'information remis en consultation préconceptionnelle, et son calendrier : la HAS publie le sien en octobre |
| Prescription | Sérologie dès le projet de grossesse, puis avant 14 SA uniquement chez les femmes séronégatives ou de statut inconnu | Le dépistage chez une femme déjà antérieurement infectée, et le prélèvement d'une nouvelle sérologie après 14 SA pour dépister une primo-infection. Attention, la HAS ne ferme pas la porte pour autant : « s'il existe une volonté de rattrapage du dépistage, la sérologie doit être réalisée sur un sérum prélevé au premier trimestre de grossesse » | Le protocole de suivi du premier trimestre : sérologie toutes les 4 semaines si négative, dernière entre 13+0 et 14+0 SA |
| Orientation | En cas de primo-infection confirmée, consultation dédiée rapide et orientation vers une équipe experte, notamment un CPDPN | L'attente d'un rendez-vous de suivi classique pour aborder le résultat | Les coordonnées du CPDPN et du réseau de santé en périnatalité de ton territoire |
| Biologie | Suivre les modifications des conditions d'inscription à la nomenclature des actes de biologie médicale que la HAS propose en parallèle de ses recommandations (« propose » est le verbe du communiqué). Les sources consultées ne mentionnent ni adoption ni date d'entrée en vigueur : à vérifier auprès de ton laboratoire avant de t'y appuyer | La liste d'actes remboursés antérieure, sans relecture | La convention avec le laboratoire, le communiqué recommandant le même laboratoire quand c'est possible |
Le grade de preuve, recommandation par recommandation
Les pages web de la HAS n'affichent aucun grade : ni « grade », ni « niveau de preuve », ni « accord d'experts » n'y figurent. Mais la Fiche adoptée par le Collège le 23 juillet 2026, le document même que porte la Décision n° 2026.0141/DC/SBP, gradue presque chacune de ses recommandations. Voici la lecture, telle qu'elle y figure.
| Recommandation | Grade |
|---|---|
| Sérologie renouvelée toutes les 4 semaines si négative, dernière entre 13+0 et 14+0 SA | A |
| Traitement précoce par valaciclovir d'une primo-infection confirmée en périconceptionnel ou au T1 | A |
| Interrompre le valaciclovir si la PCR-CMV sur liquide amniotique est négative, et reprendre un suivi obstétrical classique | A |
| Informer toutes les femmes dès le projet de grossesse, quel que soit le statut sérologique | B |
| Informer et impliquer le co-parent, après accord de la femme | B |
| Éviter le contact avec la salive, les larmes, les sécrétions nasales et l'urine des jeunes enfants | B |
| Renforcer les mesures en contexte professionnel auprès de jeunes enfants | B |
| La liste détaillée des mesures d'hygiène | B |
| Aucun suivi sérologique ni moléculaire si IgM- et IgG+ | B |
| Amniocentèse le plus tôt possible à partir de 18 SA | B |
| Sensibiliser les professionnels de santé eux-mêmes | C |
| Définition des périodes périconceptionnelle et du premier trimestre | Accord d'experts |
| Discussion en CPDPN si la PCR sur liquide amniotique est positive | Accord d'experts |
| En cas de refus de l'amniocentèse : rappeler objectifs, bénéfices, limites et risques, et indiquer que la décision peut être reconsidérée à tout moment | Accord d'experts |
| En l'absence d'amniocentèse : arrêt du valaciclovir à 18 SA, suivi discuté en CPDPN | Accord d'experts |
Quinze lignes, quinze énoncés gradués. Total : 3 grade A, 7 grade B, 1 grade C, 4 accords d'experts. Ce qui est solidement démontré, ce sont le rythme du dépistage et le traitement ; ce qui repose sur un consensus de spécialistes, c'est la conduite à tenir quand le résultat sort du cadre attendu.
Aller plus loin
Cette recommandation s'ajoute aux textes HAS à intégrer en pratique de ville cette année : voir aussi notre décryptage de la reco HAS sur les acouphènes invalidants, et, côté prévention, la prescription obligatoire du vaccin antigrippal. Sur le même format pluriprofessionnel, tu trouveras aussi notre décryptage des vaccins chikungunya, arbre décisionnel à l'appui ; et chaque mois, le radar Isa passe en revue les recommandations qui changent la pratique. Pour retrouver toute la veille clinique classée, et pour te former sur le suivi de grossesse, la Boussole MonRFS des formations continues santé référence les sessions disponibles.
Lire la recommandation complète sur le site de la HAS → Dépistage du cytomégalovirus au 1er trimestre de la grossesse : prise en charge et suivi
Sources
- HAS, Dépistage du cytomégalovirus au 1er trimestre de la grossesse : prise en charge et suivi, recommandation de bonne pratique, mise en ligne le 04 août 2026, date de validation 23 juillet 2026.
- HAS, La HAS précise les modalités de prise en charge de la femme enceinte à la suite du dépistage du CMV, communiqué de presse du 04 août 2026.
- HAS, Fiche « Dépistage du cytomégalovirus au premier trimestre de la grossesse : prise en charge et suivi », adoptée par le Collège le 23 juillet 2026, 10 pages, PDF (c'est ce document qui porte les grades de preuve cités ici).
- HAS, Décision n° 2026.0141/DC/SBP du 23 juillet 2026 et Avis n°2026.0052/AC/SEAP du 23 juillet 2026, intitulés complets relevés sur leurs pages respectives le 8 août 2026.
Questions fréquentes
Une patiente arrive à 16 SA sans sérologie CMV : que faire ?
La HAS recommande de ne pas dépister une primo-infection à CMV après 14 SA, « le risque de séquelles lorsqu'il est contracté au-delà du 1er trimestre étant quasi nul », et le communiqué précise que passé ce terme « le dépistage n'est plus pertinent » (HAS, 04/08/2026). Mais la Fiche prévoit une porte de sortie qu'il ne faut pas fermer trop vite : « S'il existe une volonté de rattrapage du dépistage, la sérologie doit être réalisée sur un sérum prélevé au premier trimestre de grossesse » (Fiche HAS, p. 3). Autrement dit : on ne prélève pas à 16 SA pour dépister, mais si un sérum du premier trimestre est disponible (sérothèque du laboratoire, prélèvement conservé), la sérologie peut être faite dessus. Ne pas confondre « ne plus prélever » et « ne rien pouvoir faire ».
Une patiente sait qu'elle a déjà eu le CMV : faut-il quand même la dépister ?
Non. La HAS recommande de ne pas réaliser le dépistage chez les femmes ayant déjà été antérieurement infectées, « il n'existe aucun test de dépistage mettant en évidence les infections secondaires de façon fiable ». En revanche, l'information et les mesures de prévention la concernent, comme toutes les femmes, quel que soit son statut sérologique (HAS, 04/08/2026).
Une sage-femme peut-elle prescrire le valaciclovir dans cette indication ?
Pas à ce jour selon le communiqué : la HAS écrit que le valaciclovir « pourra ainsi être prescrit par tout médecin, généraliste ou spécialiste, en ville ou à l'hôpital », et qu'elle recommande « qu'à terme, les sage-femmes puissent également réaliser cette prescription ». Le cadre de prescription compassionnelle est décrit comme « en cours de rédaction à l'ANSM » (HAS, 04/08/2026).
Le dépistage est-il définitivement généralisé ?
La HAS indique avoir recommandé en juin 2025 que ce dépistage « s'inscrive dans un cadre expérimental, avec réévaluation à 3 ans » (HAS, communiqué du 04/08/2026).
Les pharmaciens sont-ils concernés ?
Oui, ils figurent dans la liste des professionnels cibles de la recommandation, aux côtés des médecins généralistes, sages-femmes, gynécologues-obstétriciens et médicaux, biologistes médicaux, échographistes et pédiatres (HAS, recommandation du 04/08/2026).
Une reco te paraît floue ? Signale-la-moi, je la décrypte dans le radar du mois prochain
Le suivi de grossesse et l'interprétation sérologique sont des sujets de formation continue : trouve ta session, ou reçois le radar Isa chaque mois pour ne rien rater des recos qui changent la pratique.
Trouver ma formation Recevoir le radar chaque mois