Thérapies numériques et TDAH de l'enfant : ce que deux méta-analyses 2026 changent pour ta pratique
Les thérapies numériques du TDAH — applications, jeux sérieux, entraînements cognitifs informatisés, neurofeedback — sont des programmes logiciels destinés à réduire les symptômes ou à améliorer les fonctions exécutives d'un enfant, seuls ou en complément d'un autre soin. Deux méta-analyses en réseau leur ont été consacrées en 2026, en juin et en août. Elles portent sur des corpus d'essais qui se recouvrent largement, environ 2 800 et 2 900 enfants. Et elles ne désignent pas le même gagnant. Ce n'est pas une anomalie : c'est l'information la plus utile qu'elles produisent, et elle vaut bien au-delà du TDAH.
Ce qu'on savait déjà des entraînements cognitifs informatisés
Le débat n'est pas neuf. L'entraînement cognitif informatisé est proposé dans le TDAH depuis une quinzaine d'années, avec une promesse constante : entraîner la mémoire de travail pour faire baisser les symptômes.
La référence méthodologique reste la méta-analyse de Westwood, Parlatini, Rubia, Cortese et Sonuga-Barke, 2023, Molecular Psychiatry : 36 essais contrôlés randomisés, 2 234 participants, dont 17 essais d'entraînement de la mémoire de travail. Son apport tient à une restriction. Les auteurs ont isolé les critères jugés « probablement en aveugle », c'est-à-dire cotés par une personne qui ignore dans quel groupe l'enfant se trouve : 14 essais, 631 enfants.
Sur ce sous-ensemble, l'effet sur les symptômes TDAH totaux est nul (SMD = 0,12 ; IC 95 % -0,01 à 0,25), de même que sur l'hyperactivité et l'impulsivité (SMD = 0,11 ; IC 95 % -0,04 à 0,27). Un petit effet subsiste sur l'inattention (SMD = 0,17 ; IC 95 % 0,02 à 0,33), et il double quand la mesure est prise dans le lieu même où l'entraînement a eu lieu (5 essais ; SMD = 0,40 ; IC 95 % 0,09 à 0,71) — ce que les auteurs interprètent comme un effet spécifique au contexte.
En revanche, l'entraînement améliore bien ce qu'il entraîne : mémoire de travail verbale (15 essais ; SMD = 0,38 ; IC 95 % 0,24 à 0,53) et visuo-spatiale (9 essais ; SMD = 0,49 ; IC 95 % 0,31 à 0,67). Aucun effet sur l'attention, l'inhibition, la lecture ou le calcul.
Un mot sur les liens d'intérêts, parce qu'ils sont lourds dans ce champ : plusieurs auteurs seniors de ce travail déclarent des liens industriels (subvention Takeda, honoraires de conseil Supernus et Lundbeck, conseil pour Neurotech Solutions, financement QBTech, direction d'une société de santé numérique). C'est précisément pourquoi il faut lire leur analyse de sensibilité : en excluant les essais financés par les industriels du secteur — Akili Interactive Labs, Cogmed, NeuroCog Solutions, NeuroScouting, Sincrolab — les résultats ne changent pas.
Deux travaux ultérieurs vont dans le même sens. Lee, Lee, Hwang et Woo, 2025 (8 essais) retrouvent un gain sur les empans visuo-spatiaux au Corsi endroit (différence moyenne 0,67 ; IC 95 % 0,25 à 1,10) et envers (0,47 ; IC 95 % 0,05 à 0,89), mais aucun effet significatif sur les échelles comportementales de fonctionnement exécutif. Et chez l'adulte, la component network meta-analysis d'Ostinelli et al., 2025, Lancet Psychiatry (113 essais, 14 887 participants) conclut que les effets des stratégies non pharmacologiques « étaient inconsistants selon les cotateurs » : significatifs sur les échelles remplies par le clinicien, pas en auto-évaluation.
Ce qui était donc établi en entrant dans 2026 : le gain est réel là où on entraîne, fragile ailleurs, et il dépend fortement de qui tient le crayon au moment de coter.
Thérapies numériques du TDAH : ce que les deux méta-analyses 2026 montrent vraiment
En bref : les deux réseaux ne découpent pas les options comparées de la même façon, et c'est ce découpage — pas un désaccord sur les données — qui décide du gagnant.
Côté méthode : deux réseaux, deux découpages
Hao, Xu, Wang, Wang et Qiu, 18 août 2026, Journal of Medical Internet Research (10.2196/95043) : 32 essais randomisés, 2 819 enfants et adolescents de 4 à 17 ans, diagnostic DSM-5 ou CIM-10, recherche close le 22 mai 2026. Le réseau croise deux dimensions — le design de la tâche (mono-tâche ou double-tâche cognitivo-motrice) et l'intégration ou non d'une IA — ce qui donne quatre modalités numériques, comparées à deux nœuds de traitement conventionnel, avec et sans médicament. Risque de biais (outil RoB 2) : faible pour 37,5 % des essais, préoccupations pour 21,9 %, élevé pour 40,6 %.
Mei, Zhang et Bin, 10 juin 2026, Frontiers in Psychiatry (10.3389/fpsyt.2026.1747368) : 37 essais randomisés, 2 922 participants, recherche close le 21 août 2025, préenregistrement PROSPERO CRD420251126367. Le découpage se fait par technologie, et le réseau compte onze nœuds : six numériques (neurofeedback, tâches cognitives informatisées, jeux cognitifs informatisés, jeux sur appareil mobile, vidéos sur appareil mobile, réalité virtuelle) et cinq comparateurs (soins habituels, placebo, feedback simulé, biofeedback électromyographique et médicament). Le classement en réseau porte sur le sous-ensemble des échelles subjectives de comportement, soit 32 essais et 2 726 participants — les auteurs le disent explicitement.
Côté résultats : deux gagnants
Un mot d'abord sur le SUCRA, qui revient dans tous les chiffres ci-dessous : c'est une probabilité de rang, pas une taille d'effet. L'encart plus bas dit pourquoi la distinction compte.
Chez Hao et al., la double-tâche cognitivo-motrice enrichie d'IA arrive première sur les quatre critères : ADHD-RS (7 études, n = 1 642 ; SUCRA 57,5 % ; différence moyenne -3,03 ; intervalle de crédibilité 95 % -5,59 à -0,47), SNAP-IV inattention (8 études, n = 468 ; SUCRA 82,5 % ; -5,58 ; -8,76 à -2,39), SNAP-IV hyperactivité-impulsivité (8 études, n = 468 ; SUCRA 92,6 % ; -6,84 ; -10,37 à -3,31) et BRIEF (23 études, n = 1 927 ; SUCRA 84,4 % ; -7,75 ; -10,06 à -5,43).
Chez Mei et al., le gagnant change avec le critère : neurofeedback pour l'inattention (SUCRA 79,4 %), tâches cognitives informatisées pour l'hyperactivité-impulsivité (76,1 %), jeux sur appareil mobile pour la fonction exécutive (72,9 %). En méta-analyse classique, sur l'ensemble du corpus, l'inattention s'améliore (SMD -0,44 ; IC 95 % -0,62 à -0,26) et l'hyperactivité-impulsivité aussi (SMD -0,26 ; IC 95 % -0,41 à -0,12), mais la fonction exécutive n'atteint pas le seuil de signification (SMD -0,41 ; IC 95 % -0,85 à 0,02).
Et c'est là qu'il faut regarder le classement complet plutôt que sa première ligne. Sur la fonction exécutive, chez Mei et al., les soins habituels obtiennent un SUCRA de 62,2 %, contre 9,5 % au neurofeedback. Sur l'inattention, le médicament obtient 21,1 %, sous le placebo à 51,9 %. Personne ne soutient que les soins habituels battent le neurofeedback ni que le méthylphénidate fait moins bien qu'un placebo. Les auteurs expliquent eux-mêmes pourquoi : dans ces conditions, « des valeurs SUCRA élevées pour certains groupes contrôles ne traduisent pas nécessairement une efficacité clinique, mais peuvent représenter des artéfacts statistiques issus de comparaisons indirectes passant par des nœuds intermédiaires ».
Côté limites : ce qu'un classement ne dit pas
Un. La certitude est faible à modérée, et ce sont les auteurs qui le disent. Hao et al. évaluent la certitude GRADE à faible pour l'ADHD-RS et les deux sous-échelles SNAP-IV, modérée pour le BRIEF, et concluent que « la force de cette preuve est limitée par une certitude GRADE faible à modérée, une hétérogénéité substantielle sur certains critères, et une proportion notable d'études à risque de biais élevé ». Ils ajoutent, à propos de leur propre gagnant, que « les différences entre cette modalité et les autres n'atteignaient pas la signification statistique sur plusieurs critères ».
Deux. Les intervalles de prédiction franchissent zéro. Dans les méta-analyses classiques par paires du même travail, l'intervalle de prédiction à 95 % croise zéro sur trois critères sur quatre : SNAP-IV inattention (-5,62 à 1,87), SNAP-IV hyperactivité-impulsivité (-6,66 à 2,82) et BRIEF (-6,91 à 1,94). Seul l'ADHD-RS y échappe (-7,19 à -0,11).
Trois. Certains nœuds sont très minces. Chez Hao et al., le nœud « IA + mono-tâche » ne repose que sur 4 études et 69 participants ; les auteurs précisent que ses estimations et son rang « doivent être interprétés avec prudence ». Et le classement de Mei et al. repose exclusivement sur des échelles cotées subjectivement — précisément la catégorie de mesure dont Westwood et al. ont montré qu'elle porte l'essentiel de l'effet.
Une lacune, enfin, qu'il faut déclarer : le texte intégral de Hao et al. ne comporte aucune section conflits d'intérêts ni financement. La source est atteignable et a été lue en entier ; c'est la déclaration qui manque.
Le SUCRA (surface sous la courbe de classement cumulé) répond à une seule question : « quelle est la probabilité que cette option soit la mieux classée du réseau ? » Il ne dit rien de l'ampleur du bénéfice pour l'enfant. Un SUCRA de 92,6 % peut sortir d'un réseau où toutes les options font peu et où les intervalles se chevauchent : c'est un rang, pas une taille d'effet. La preuve par l'absurde est dans les chiffres ci-dessus, où les soins habituels devancent le neurofeedback sur un critère.
Deux intervalles cohabitent, et ils ne répondent pas à la même question. L'intervalle de crédibilité décrit l'effet moyen que l'ensemble des essais permet d'estimer. L'intervalle de prédiction décrit ce qu'on peut attendre dans le prochain cabinet. Quand le second croise zéro alors que le premier ne le croise pas, la traduction honnête est : l'effet moyen existe, et le résultat chez ton prochain patient peut être nul.
Enfin, GRADE ne note pas l'effet mais la confiance qu'on peut avoir dans son estimation. Une certitude « faible » signifie que de nouvelles études pourraient changer le résultat, pas qu'il est petit.
Ce que dit la HAS des thérapies numériques : la position française est déjà prise, depuis 2024
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la France n'a pas laissé la question ouverte. La recommandation de la Haute Autorité de santé Trouble du neurodéveloppement/TDAH : diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents, validée le 18 juillet 2024, y consacre un chapitre entier, le chapitre 6, « TDAH et recours aux outils numériques » (p. 49 à 51).
Son paragraphe 6.1 nomme la chose et tranche (p. 49) :
« en parallèle, des outils numériques d'évaluation cognitive, de psychoéducation ou des "thérapies numériques" font l'objet de travaux et sont disponibles. Malgré des premières études présentant des résultats encourageants, ils n'ont pas fait l'objet à ce jour de preuves suffisantes. »
, HAS, recommandation TDAH de l'enfant, 2024, p. 49
La HAS restreint ensuite volontairement son champ — « Dans ces recommandations, ne seront abordés que les outils relevant de la télémédecine » — et le reste du chapitre traite téléconsultation, téléexpertise et pratiques à distance. Elle note au passage qu'« aucune solution de télésurveillance médicale dédiée aux patients atteints de TDAH n'a été identifiée ».
Surtout, un autre paragraphe est plus explicite encore. Le § 3.1.4.2 (p. 33-34) écrit qu'« il n'y a pas de niveau de preuve suffisant pour proposer le neurofeedback comme traitement du TDAH », que pour l'entraînement cognitif « les données ne sont pas suffisantes à ce jour pour les recommander spécifiquement pour le traitement du TDAH », et conclut en encadré :
« En l'absence d'évaluation suffisante, les approches psychothérapeutiques de type neurofeedback, entraînement cognitif, programmes basés sur la pleine conscience, thérapie psychanalytique et thérapies autres que les TCCE ne sont pas recommandées dans le traitement spécifique du TDAH. »
, HAS, recommandation TDAH de l'enfant, 2024, § 3.1.4.2
Et une note de bas de page, la note 28, précise de quoi l'on parle : « Entraînement de fonctions cognitives, par exemple la mémoire de travail, se déroulant aujourd'hui le plus souvent à l'aide d'applications numériques ». Autrement dit, ce que ces méta-analyses classent, la HAS l'a nommément écarté du traitement spécifique. L'argumentaire de la recommandation va plus loin : il cite quatre logiciels répandus — CogMed, RehaCom, PRESCO, Cogniplus (p. 116) — et conclut que « les résultats disponibles ne permettent pas à ce stade de documenter un intérêt clinique des outils numériques » (p. 180).
Deux précisions pour ne pas durcir cette lecture. « Ne sont pas recommandées » vise l'absence de preuve suffisante, pas une preuve d'inefficacité. Et la HAS recommande bel et bien des usages du numérique, mais ailleurs : la téléconsultation en suivi, la téléexpertise, la coordination, des supports de psychoéducation — jamais comme traitement.
Côté remboursement, enfin. Le 2 avril 2026, la HAS a rendu son premier avis favorable au remboursement d'une thérapie numérique, dans l'asthme de l'enfant. Puis, le 23 juin 2026, la CNEDiMTS (Commission nationale d'évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé) a adopté un avis favorable de prise en charge anticipée pour POPPINS CLINICAL, décrit comme « un programme structuré de rééducation dans un format numérique » basé sur « des jeux de langage écrit et des jeux musicaux ». Son indication : la « rééducation du trouble spécifique des apprentissages avec déficit de lecture (dyslexie) […] chez les patients âgés de 7 à 11 ans […] en complément d'une rééducation orthophonique bimensuelle ». Le TDAH n'y apparaît qu'au titre des comorbidités des enfants inclus dans les études, et dans l'intitulé de la stratégie nationale sur les troubles du neurodéveloppement. Aucune thérapie numérique n'est à ce jour remboursée dans le TDAH en France. Évaluée, elle l'a été : c'est bien le sens du chapitre 6 ci-dessus.
Ce que ça change concrètement dans ta pratique
Pour l'évaluation. Si tu mesures l'effet d'un programme numérique, la question à te poser d'abord n'est pas « quel outil » mais « qui cote, et où ». Une amélioration cotée par le parent qui a installé l'application, ou mesurée sur le poste où l'enfant s'est entraîné, ne se compare pas à une amélioration cotée par un enseignant qui ignore le protocole. C'est le seul paramètre qui, dans toute cette littérature, retourne systématiquement le résultat.
Pour l'accompagnement. Le point le plus important de cet article est aussi le plus inconfortable : en France, la position officielle est déjà posée, et elle écarte l'entraînement cognitif et le neurofeedback du traitement spécifique du TDAH. Ce qui reste solide sur le plan scientifique — l'entraînement améliore la fonction qu'il entraîne, mémoire de travail en tête — ne suffit pas à en faire un traitement, et ne doit pas être présenté à une famille comme tel. Si un travail sur la mémoire de travail se justifie dans ton projet de soin, il se formule pour ce qu'il est : un objectif cognitif circonscrit, hors du traitement du trouble, dont la HAS dit qu'il n'est pas recommandé à ce titre.
Pour l'annonce et le suivi. Une famille qui arrive avec une application achetée en ligne n'arrive pas avec un dispositif évalué par l'autorité française. La formulation qui reste vraie : « cette approche est arrivée en tête dans une comparaison, la HAS ne la recommande pas comme traitement, et on ne sait pas ce qu'elle donnera chez votre enfant. » Ce n'est pas une dérobade, c'est l'état de la preuve et du cadre.
Vigilance — trois pièges.
- Ne pas lire un SUCRA élevé comme une efficacité démontrée : c'est une probabilité de rang, et il classe parfois les soins habituels devant une intervention active.
- Ne pas conclure d'un réseau à l'autre : deux découpages différents ont produit deux gagnants différents sur des corpus voisins.
- Ne pas présenter un outil non recommandé par la HAS comme un traitement, même bien classé dans une méta-analyse récente.
Ce qui ne change pas. Le socle recommandé par la HAS en 2024 reste le socle. Ces travaux ne le déplacent pas ; ils précisent ce qu'on peut attendre d'un complément numérique, et surtout ce qu'on ne peut pas encore en attendre.
Questions fréquentes sur les thérapies numériques et le TDAH de l'enfant
Une application TDAH bien classée par une méta-analyse, je peux la recommander ?
Pas comme traitement du TDAH. La HAS écrit que le neurofeedback et l'entraînement cognitif ne sont pas recommandés dans le traitement spécifique du trouble, et la certitude GRADE des deux réseaux 2026 est faible à modérée. La proposer comme un travail cognitif circonscrit, encadré et mesuré est autre chose — à condition de le dire.
Quel niveau de preuve ont les thérapies numériques dans le TDAH en 2026 ?
Faible à modéré, selon la certitude GRADE rendue par les auteurs eux-mêmes : faible sur l'ADHD-RS et le SNAP-IV, modérée sur le BRIEF. Et deux méta-analyses en réseau publiées la même année désignent deux gagnants différents, parce qu'elles ne découpent pas le même objet : par technologie chez Mei et al., par croisement du design de tâche et de l'IA chez Hao et al.
Le gain sur la mémoire de travail se transfère-t-il aux symptômes ?
Restreinte aux mesures probablement en aveugle, la méta-analyse de Westwood et al. 2023 ne retrouve aucun effet sur les symptômes TDAH totaux (SMD 0,12 ; IC 95 % -0,01 à 0,25) ni sur l'hyperactivité-impulsivité (0,11 ; -0,04 à 0,27). Le gain reste sur la tâche entraînée, et il double quand on le mesure là où l'enfant s'est entraîné.
Que dit la HAS des thérapies numériques dans le TDAH ?
Sa recommandation de 2024 leur consacre un chapitre et conclut qu'elles n'ont pas fait l'objet à ce jour de preuves suffisantes. Elle écrit par ailleurs que le neurofeedback et l'entraînement cognitif ne sont pas recommandés dans le traitement spécifique du TDAH.