Ces derniers jours, le gouvernement relance la communication autour de l’apprentissage en rappelant que les employeurs peuvent encore recruter pour la rentrée 2026. Mais derrière ce discours incitatif, une réalité change nettement pour les cabinets de kinésithérapie : l’aide à l’embauche n’est plus du tout la même selon le niveau du diplôme préparé.
Et c’est là que le sujet devient sensible pour notre profession.
Le problème du niveau 7
Le diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute relève du niveau 7 et confère le grade de master. Concrètement, cela place les alternants kinés dans la tranche la moins aidée du nouveau dispositif. Pour les entreprises de moins de 250 salariés, l’aide est désormais limitée à 2 000 € pour les diplômes de niveaux 6 et 7, là où elle reste plus élevée sur les niveaux inférieurs.
Le coût réel de l’alternance
À cela s’ajoute un deuxième virage : depuis 2025, le financement des contrats du supérieur repose davantage sur l’employeur. Et, côté paie, l’effet “brut presque égal au net” est devenu moins vrai qu’avant. Autrement dit, l’alternance reste possible, mais elle coûte plus cher et demande une lecture beaucoup plus fine du modèle économique du cabinet.
La vraie question
Le vrai sujet n’est donc pas de savoir si l’alternance est “bien” ou “mal”. Le vrai sujet est plus simple :
Combien un alternant doit-il générer pour que le cabinet reste à l’équilibre, sans transformer la formation en logique de rendement ?
C’est précisément pour objectiver cette question que nous avons mis en ligne un simulateur MonRFS. Il permet d’estimer le coût réel d’un alternant kiné en 2026, d’intégrer les nouvelles règles, et de visualiser le seuil de rentabilité selon l’année de formation, le nombre de jours réellement travaillés et l’activité générée au cabinet.
Parce qu’au fond, la vraie question n’est peut-être pas : faut-il arrêter l’alternance ? Mais plutôt : dans les règles 2026, comment la garder viable sans perdre sa qualité pédagogique ?