Catégorie : Veille

  • Décret 2026-4 : le CESP élargi aux études de santé

    Le Décret n°2026-4, publié le 6 janvier 2026, élargit le champ des Contrats d’Engagement de Service Public (CESP) pour inclure tous les étudiants admis à poursuivre des études de santé dès la première année du premier cycle.

    Ce qui change

    La modification ouvre le contrat à presque toutes les professions de santé et beaucoup plus tôt dans le cursus :

    • Intégration officielle des étudiants en maïeutique (sages-femmes) et en pharmacie
    • Le contrat n’est plus limité aux étudiants de deuxième ou troisième année
    • Tout étudiant admis en deuxième année (après validation de la première année) peut désormais candidater

    Mise en oeuvre

    Les nouvelles dispositions s’appliquent aux candidatures déposées à partir du 16 janvier 2026.

    Depuis le 1er janvier 2026, la gestion des bénéficiaires du CESP est assurée par l’Agence de Services et de Paiement (ASP), remplaçant l’organisme de gestion précédent.

    L’objectif : lutter contre les déserts médicaux

    Ce dispositif vise à encourager les futurs professionnels à s’installer dans des zones où l’offre de soins est insuffisante, en échange d’un soutien financier pendant les études.

    Le CESP représente un dispositif clé de lutte contre les déserts médicaux, avec des implications importantes pour la formation en santé et les formateurs.

    Ce que cela change pour les formateurs

    Pour les organismes de formation et les formateurs en santé, cet élargissement signifie :

    • Un public potentiellement plus large et plus diversifié en termes de professions
    • Des besoins de formation adaptés aux spécificités de l’exercice en zone sous-dotée
    • Une opportunité de développer des modules ciblés sur la coordination des soins en territoire
  • Formation continue 2025 : les nouvelles obligations qui vous concernent

    En 2025, la formation continue ne se contente plus d’accompagner les professionnels de santé dans leur montée en compétence. Elle devient structurante, obligatoire, traçable, et profondément liée à l’évolution des pratiques.

    Il ne sera plus possible d’exercer — que l’on soit médecin, infirmier, pharmacien, aide-soignant ou tout autre professionnel de santé — sans justifier d’un engagement réel et documenté dans un parcours de formation continue.

    Cadre réglementaire

    La Loi n°2025-74, entrée en vigueur en janvier 2025, fixe un ratio minimal de soignants par patient hospitalisé. Cette loi implique des compétences en coordination des soins, décision collective et gestion de la charge de travail, soutenues par des formations ciblées.

    Le Passeport de prévention, déployé en 2025, centralise les attestations de formation en santé au travail.

    Certification périodique

    Depuis 2023, les professionnels de santé inscrits à un ordre sont soumis à une certification périodique obligatoire tous les six ans, un processus qui comprend :

    • Des actions de formation
    • L’analyse des pratiques professionnelles
    • Des indicateurs d’amélioration

    Orientations prioritaires DPC

    Il existe 294 orientations prioritaires pour 2023-2025, couvrant la prévention, la qualité des soins, l’éthique et la gestion des violences.

    Le DPC articule formation, évaluation des pratiques et amélioration continue. Chaque profession doit aligner son parcours de formation sur ces priorités, validées via le DPC.

    Obligations spécifiques par profession

    Infirmiers

    • Coordination des soins
    • Santé au travail
    • Pratique avancée (IPA)

    IPA (Infirmiers en Pratique Avancée)

    • Prescription
    • Suivi chronique
    • Leadership clinique

    Médecins

    • Réglementation
    • Numérique
    • Intelligence artificielle

    Pharmaciens

    • Vaccination
    • Dispensation sous protocole

    Aides-soignants

    • Hygiène
    • Accompagnement
    • Troubles cognitifs

    Kinésithérapeutes

    • Rééducation
    • Douleur chronique
    • Nouvelle nomenclature

    Thanatopracteurs

    Depuis 2023, une formation continue est obligatoire sur les normes sanitaires et l’éthique.

    En 2025, la formation continue ne se contente plus d’accompagner les professionnels de santé dans leur montée en compétence. Elle devient structurante, obligatoire, traçable, et profondément liée à l’évolution des pratiques.