DPC 2026 : ce qui change concrètement pour les formateurs indépendants en santé

par | 10 Jan 2026

L’année 2026 marque une évolution structurante du cadre du Développement Professionnel Continu (DPC).
Sans révolution brutale, plusieurs ajustements modifient l’équilibre entre formats pédagogiques, modalités de prise en charge et attractivité pour les professionnels de santé libéraux.

Pour les formateurs indépendants en santé, ces évolutions ont une conséquence directe :
👉 le format devient un levier stratégique aussi important que le contenu.


1. E-learning asynchrone : une éligibilité maintenue, une indemnisation qui évolue

En 2026, les actions de formation DPC peuvent toujours être proposées en e-learning asynchrone, sous réserve de respecter les critères pédagogiques et administratifs fixés par l’ANDPC.

👉 En revanche, le temps passé par le professionnel de santé sur une formation 100 % asynchrone n’ouvre plus droit à indemnisation.

Cette évolution, désormais clairement intégrée dans les communications de l’ANDPC, modifie l’arbitrage pour les professionnels libéraux entre :

  • temps de formation,
  • temps de consultation,
  • et compensation financière.

📌 Point important :
Cela ne remet ni en cause l’éligibilité DPC, ni la qualité pédagogique potentielle de l’e-learning.
En revanche, cela réduit son attractivité économique lorsqu’il constitue l’unique format proposé.


2. Présentiel et classe virtuelle : les formats les plus favorables en 2026

Le présentiel reste le format le plus valorisé

Les actions DPC réalisées en présentiel continuent de bénéficier :

  • d’une prise en charge des frais pédagogiques,
  • et d’une indemnisation du temps passé, selon les barèmes en vigueur.

Pour les professionnels libéraux, le présentiel demeure donc le format le plus lisible et le plus sécurisant du point de vue du financement.

La classe virtuelle synchrone conserve une place centrale

Les formations réalisées en classe virtuelle (synchrone) restent éligibles au DPC, avec :

  • une prise en charge partielle des frais pédagogiques,
  • et une indemnisation maintenue, selon les règles fixées par l’ANDPC.

👉 En pratique, la classe virtuelle devient en 2026 un format pivot :

  • accessible,
  • compatible avec l’activité libérale,
  • et cohérent avec les exigences de traçabilité.

3. EPP et GDR : un levier toujours pertinent, mais plus exigeant

Les démarches d’Évaluation des Pratiques Professionnelles (EPP) et de Gestion des Risques (GDR) restent intégrées au dispositif DPC en 2026.

Toutefois :

  • les modalités à distance sont moins favorisées que le présentiel,
  • et la sur-valorisation historique de ces actions est revue à la baisse.

👉 Conséquence directe pour les formateurs :

  • le choix du format,
  • la clarté de la méthode,
  • et la promesse pédagogique deviennent déterminants pour maintenir l’intérêt des apprenants.

Les EPP/GDR restent un levier pertinent, mais ne peuvent plus être pensées comme un simple “bonus administratif”.


4. Orientations nationales DPC : stabilité thématique, évolution du cadre

Les orientations nationales prioritaires DPC 2023-2025 sont prolongées en 2026.
Les grandes thématiques validantes restent donc globalement inchangées.

En revanche, 2026 s’inscrit dans :

  • une année de transition vers le cycle triennal 2026-2028,
  • et une articulation renforcée avec la certification périodique.

👉 Cela favorise une logique de :

  • parcours structurés,
  • progressivité des apprentissages,
  • plutôt que des formations isolées sans continuité.

5. Ce que cela implique concrètement pour un formateur indépendant

Passer d’une logique de contenu à une logique de résultat

En 2026, proposer une formation DPC pertinente ne consiste plus seulement à transmettre un savoir.

Les professionnels libéraux attendent désormais :

  • des outils directement transférables,
  • des repères opérationnels clairs,
  • et une utilité immédiate dans la pratique quotidienne.

Concrètement, cela passe par :

  • des grilles,
  • des protocoles,
  • des trames de consultation,
  • ou des démarches structurées.

Repositionner l’asynchrone comme un outil, pas comme un produit central

L’e-learning conserve toute sa valeur pédagogique lorsqu’il est utilisé :

  • en pré-work,
  • en complément,
  • ou en boîte à outils post-formation.

En revanche, en 2026, il devient plus difficile de le positionner comme cœur unique d’une offre DPC libérale, compte tenu de l’évolution de l’indemnisation.

Un modèle fréquemment observé :

  • e-learning court (30–60 minutes),
  • suivi d’une classe virtuelle ou d’un présentiel,
  • avec un livrable concret et une preuve simple.

6. Traçabilité et preuves : un cadre plus visible, mais pas plus complexe

Les exigences de traçabilité, déjà présentes dans le DPC, s’inscrivent désormais dans un écosystème plus large (EPP, GDR, certification périodique, Passeport de prévention).

👉 Pour les formateurs, l’enjeu n’est pas d’alourdir l’expérience apprenant, mais de :

  • structurer des preuves simples,
  • explicites,
  • et facilement exploitables.

Quiz courts, cas standardisés, auto-évaluations ou attestations claires sont souvent suffisants lorsqu’ils sont bien intégrés.


7. 2026 : une année à ne pas rater

Les inscriptions DPC 2026 sont ouvertes depuis décembre 2025, et les droits DPC sont remis à zéro au 1er janvier.

👉 Pour les professionnels de santé libéraux, cette remise à zéro reste un moteur fort de décision.
👉 Pour les formateurs, c’est une fenêtre stratégique de visibilité à condition de :

  • communiquer clairement sur les formats,
  • expliciter les modalités d’indemnisation,
  • et proposer des offres lisibles.

À retenir

  1. Le DPC 2026 ne supprime pas l’e-learning, mais modifie son poids économique.
  2. Le présentiel et le synchrone redeviennent centraux pour le public libéral.
  3. Les formateurs qui structurent leurs formats, leurs preuves et leurs parcours prennent une longueur d’avance.
  4. L’enjeu n’est pas de faire plus complexe, mais plus clair et plus utile.

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